Les députés de la gauche n’ont pas été les seuls à poser des questions sur la position luxembourgeoise lorsque la « troïka » – pudiquement appelée « les institutions » – a démonté la démocratie grecque pour satisfaire les exigences des créanciers et sauver ses banques. Maintenant, alors qu’Alexis Tsipras a remis son chapeau, les langues commencent enfin à se délier. Nicolas Schmit – le ministre de l’Emploi – s’était exprimé le premier, fin juillet, en faveur d’un allégement de la dette grecque. Dans sa réponse à une question parlementaire au sujet de cette prise de position, le premier ministre a fait savoir que le gouvernement ne voyait pas de possibilité d’effectuer un « haircut », même si « la question de la soutenabilité de la dette grecque peut, le cas échéant, être posée ». Un petit progrès que le ministre de l’Économie, Étienne Schneider, a poussé un peu plus loin en admettant aux collègues du « Jeudi » que, en tant qu’économiste et ministre, il considère que le troisième paquet d’aides décidé en juillet n’aidera pas la Grèce à se relever. Dommage seulement que cette prise de conscience arrive bien trop tard, vu que les dommages sont faits.
Du neuf au LSAP et du rififi à l’ADR
Chez les socialistes, Francine Closener et Dan Biancalana ont cédé la coprésidence du parti à Georges Engel et Maxime Miltgen, lors du congrès du LSAP, à Hollerich, samedi 14 mars. Un choix de direction intergénérationnelle pour préparer au mieux les législatives de 2028, avec l’ambition de revenir au gouvernement. Le premier, député du Sud et...

