
Devant la Chambre des députés, au moment du vote, ce mardi 3 mars. (Photo : Gilles Kayser)
Les député·es ont voté en faveur de l’inscription de l’IVG dans la Constitution, ce mardi 3 mars. « La liberté d’avoir recours à l’interruption volontaire de grossesse est garantie. La loi détermine les conditions dans lesquelles s’exerce cette liberté », stipule l’article 15, paragraphe 3 de la Constitution. Pour devenir définitive, la modification constitutionnelle devra faire l’objet d’un second vote à la majorité requise des deux tiers. Il n’interviendra pas avant au moins trois mois. Au total, 48 député·s ont voté pour, 6 contre (les cinq élu·es ADR et le DP Gérard Schockmel), deux se sont abstenus (les CSV Paul Galles et Jeff Boonen), tandis que quatre autres étaient absents (les CSV Félix Eischen, Jean-Paul Schaaf et Michel Wolter ainsi que le pirate Sven Clement). « Les député·es luxembourgeois·es ont écrit l’Histoire », a réagi Déi Lénk, qui est à l’origine de la motion, portée et défendue devant le parlement par le député Marc Baum. Ce vote « montre que le progrès demeure possible », écrit le parti, remerciant « toutes les associations et toutes les personnes qui se sont engagées pour faire de cette revendication de longue date de la société civile une réalité ». « Cette avancée concrétise une revendication portée de longue date », affirme également le Planning familial. « C’est la mémoire de générations de femmes, c’est la reconnaissance d’un combat, c’est un engagement vers l’avenir et c’est inscrire dans notre Constitution une évidence : le corps des femmes leur appartient », écrit l’organisation.

