Le projet de loi censé réformer la loi de 2008 sur la libre circulation des personnes vient de passer l’étape de la commission parlementaire des Affaires étrangères. Outre l’adaptation de deux directives européennes concernant le travail saisonnier et les employés de multinationales qui sont transférés « intragroupe » au pays, la loi prévoit aussi l’officialisation de l’« autorisation de séjour investisseur ». « Elles visent à attirer de nouveaux investisseurs de qualité au Luxembourg, désirant investir par exemple dans la reprise ou la création d’entreprises, de structures d’investissement de type ‘family office’ ou de gestion d’avoirs importants », précise l’avis. Pour obtenir le précieux sésame, il suffira d’investir considérablement (des sommes entre 500.000 et 20 millions d’euros) dans des entreprises ou instituts financiers luxembourgeois. Si les investisseurs dans l’immobilier en restent exclus, force est-il de reconnaître que le Luxembourg brade à nouveau sa souveraineté contre de l’argent – ce qui est le propre de chaque paradis fiscal.
Droit du travail dans le monde : de mal en pis
Le droit du travail et les droits syndicaux étaient en recul partout dans le monde en 2025, constate la Confédération syndicale internationale (CSI), dans la treizième édition de son « Indice des droits ». Parmi les indicateurs les plus dégradés, elle pointe une hausse « des violations de la liberté d’expression et de réunion » (dans 50 % des...

