Il a été l’enfant mal-aimé pendant des décennies, le Musée de la Résistance d’Esch-sur-Alzette. Surnommé aussi le « Musée rouge » il a fait l’objet de nombreux litiges idéologiques sur la question de la résistance des Luxembourgeois pendant l’occupation nazie – on se rappelle l’épisode où l’idée de faire compter les volontaires d’Espagne parmi les résistants avait soulevé un tollé. En fait, l’état du musée correspondait aussi à l’état de la culture de la mémoire au grand-duché : vieillot, délabré et arrêté dans les années 1950. Promis depuis au moins 2009, l’agrandissement et surtout la rénovation du musée ont été approuvés cette semaine par le conseil des ministres. Ainsi, la surface du musée passera d’actuellement 452 mètres carrés à 1.240 mètres carrés. Il y aura enfin de la place pour des bureaux, qui en ce moment occupent partiellement le hall sacré où reposent des urnes emplies de cendres des camps de concentration. La nouvelle structure sera gérée par une fondation – dans laquelle l’État se réserve d’ores et déjà un siège comme membre fondateur. Il participera d’ailleurs aux frais annuels à la hauteur de 225.000 euros et avancera quelque 4,5 millions d’euros pour les travaux nécessaires.
Harcèlement moral : plus de moyens pour l’ITM
En avril 2023, la Chambre adoptait une loi pour lutter contre le harcèlement moral au travail, en confiant à l’Inspection du travail et des mines (ITM) la charge de traiter les plaintes et de mener d’éventuelles enquêtes. Où en est-on trois ans après ? Répondant à une question parlementaire du député pirate Sven Clement, le ministre du...

