Nathalie Ronvaux : Subridere. Un aller simple

von | 03.01.2018

Cet aller simple nous emmène vers Paris, destination que choisit impulsivement Claire, une avocate au succès professionnel quasi fulgurant. Une ascension qui lui attire non seulement des inimitiés, mais qui résulte aussi en une pression accumulée : la jeune femme déclenche la soupape de sécurité et quitte tout au milieu d’une réunion, sans aucune explication, pour prendre un billet pour Paris. Pourquoi la Ville Lumière ? Attirance d’un papillon aux ailes resplendissantes mais fragiles, peut-être. Mais on n’en saura pas vraiment plus. En effet, les quelque 150 pages que compte ce récit sont consacrées à l’introspection de l’héroïne, à la description par brefs retours en arrière de son atmosphère de travail, à l’exploration de son for intérieur pendant un trajet d’environ deux heures. Rares sont les événements ou les personnes qui ne sont pas dans sa tête. Les véritables raisons de ce départ précipité sont alors plutôt à chercher en chacun de nous, selon notre propre expérience.

On pourrait par conséquent facilement taxer le livre de psychologisant, puisqu’il se refuse à la narration pour privilégier l’intime. Heureusement, Nathalie Ronvaux évite l’écueil du nombrilisme – pas si simple de recréer l’atmosphère des pensées d’un personnage sur cette longueur. Calé sur la respiration de Claire, son style travaillé ménage après chaque court chapitre une petite sentence mi-poétique, mi-philosophique qui permet de ne pas broyer du noir. Car ce livre est aussi celui de l’espoir, celui du souhait d’échapper à la pression mortifère du conformisme. C’est pourquoi on y trouve des obsessions de vocabulaire, tel ce mot « échappatoire » qui revient comme un boomerang si souvent. Celles et ceux qui aiment les histoires aux multiples rebondissements et aux personnages hauts en couleur en seront pour leurs frais, certes. Mais cette histoire de fuite en avant dans l’air du temps pourra aussi convaincre, notamment grâce à une prose bien maîtrisée.

Paru chez Hydre éditions.

Dat kéint Iech och interesséieren

PODCAST

Am Bistro mat der woxx #392 – Wat bedeit d’Urteel géint d’Marine Le Pen?

All Woch bitt d’woxx Iech an hirem Podcast en Abléck an hir journalistesch Aarbecht. Dës Woch war den Dag vun der Entscheedung a Frankräich: De Cour d'Appell zu Paräis huet d'Strof fir d'Marine Le Pen zwar konfirméiert, mä an engem wichtegen Detail ofgeännert. Am Podcast diskutéiere mir, wat der rietsextremer Politikerin Marine Le Pen...

KULTURTIPP

Expotipp: White Shadows

Im hinteren Ende des Erdgeschosses der Escher Konschthal begrüßt eine kleine Ansammlung von Porzellanfiguren die Besucher*innen. Auf Sockeln, in den Ecken und inmitten der dunkel gehaltenen Räume haben die weiß polierten Skulpturen trotz ihrer kleinen Größe eine bemerkenswerte Präsenz.

PODCAST

Am Bistro mat der woxx #391 – Ass Lëtzebuerg wierklech esou gutt bei der internationaler Klimafinanzéierung?

All Woch bitt d’woxx Iech an hirem Podcast en Abléck an hir journalistesch Aarbecht. Am Kader vun der internationaler Klimafinanzéierung gi räich Länner Sue vun d'Länner aus dem Globale Süden, fir datt déi d'Klimakris mitigéiere kënnen. An awer och, fir datt si sech un d'Auswierkunge vun der globaler Erwiermung upasse kënnen. Lëtzebuerg steet...

KULTURTIPP

Event: Gnawa Diffusion

Gnawa Diffusion va s’emparer de la scène de l’Open Air de Dudelange ce samedi 4 juillet. Depuis la naissance de ce collectif franco-algérien il y a 34 ans, à Grenoble, sa dizaine de musiciens livre une musique de fusion, de lutte et de danse, naviguant entre ragga, chaâbi, raï, rock et transe gnawa, cette musique de descendants d’esclaves...