Depuis 2015, toutes les banques européennes sont forcées de publier leurs bénéfices engrangés dans tous les pays où elles se sont implantées. C’est le fameux « country-by-country reporting », qui pour le moment ne vaut que pour les institutions bancaires. L’ONG Oxfam – avec le réseau Fair Finance Guide International – s’est procuré la première récolte de ces données pour en faire une analyse précise et inédite, puisque avant on n’en disposait pas. Et, grande surprise, c’est encore une fois le Luxembourg qui, avec l’Irlande, compte parmi les mauvais élèves. Ainsi, le grand-duché ne représente que 0,5 % des effectifs des banques analysées, mais réussit à cumuler 5,5 % des bénéfices (4,9 milliards d’euros, soit autant que le Royaume-Uni, l’Allemagne et la Suède réunis). Pas étonnant, vu que les taux d’imposition grand-ducaux pour les banques internationales sont très « compétitifs », pour le dire avec pudeur. Du coup, les employés de ces banques sont énormément plus productifs, du point de vue de la valeur produite, que leurs collègues dans d’autres juridictions. Mais, selon Annemarie Jung, la secrétaire générale de l’ABBL (sur la radio publique), la méthode utilisée par l’ONG ne serait pas adéquate. Circulez, y a rien à voir…
Quality of Work Index : Le travail, c’est toujours pas la santé
Les conditions de travail se dégradent au fil des ans. C’est le constat dressé par la Chambre des salariés (CSL) dans l’édition 2025 du « Quality of Work Index Luxembourg ». L’insatisfaction au travail n’a jamais été aussi élevée depuis l’existence de cette étude qui, cette année, met l’accent sur le déficit en matière de formation continue.

