L’Église catholique a beau souffrir un peu du « New Deal » signé avec la coalition bleu-rouge-vert, il n’empêche qu’au moins dans le dossier des infrastructures religieuses les choses semblent aller dans un bon sens – pour elle du moins. Ainsi, à une question parlementaire posée par le député conservateur Marco Schanck sur le traitement des édifices à caractère religieux par le Service des sites et monuments (SSMN), la ministre de la Culture Maggy Nagel a confirmé qu’en ce moment il n’y avait pas un, mais deux inventaires – l’un juridique, l’autre scientifique – en cours concernant les édifices religieux. Alors que la protection juridique des immeubles retenus par le SSMN devrait se faire avec l’arrivée des nouveaux PAG, le volet scientifique est étalé sur une durée de trois ans. D’autant plus que le budget prévu pour la restauration et la conservation du patrimoine religieux est de 9 millions d’euros jusqu’en 2020. De quoi contrebalancer du moins en partie les pertes probables quand les fabriques d’église seront finalement abolies. Et aussi de quoi se demander pourquoi le SSMN est tellement zélé quand il s’agit de patrimoine religieux, alors que d’autres monuments historiques, industriels surtout, deviennent souvent la victime des pelleteuses.
Le personnel médical, une cible militaire
En 2025, 1.981 personnes ont trouvé la mort dans 1.348 attaques contre des installations médicales dans des conflits. Un niveau record et un doublement du nombre de victimes par rapport à 2024, s’alarme Médecins sans frontières (MSF), sur la base de chiffres de l’Organisation mondiale de la santé. Le Soudan est le pays le plus touché, avec...

