Stanley Kubrick: 2001: A Space Odyssey

Bouleversement pour la science fiction au cinéma. En 1968: fini le folklore, voilà du sérieux. La construction et la fin ouverte du film a donné lieu à toutes les interprétations: L’humanité de son début à sa fin? A son renouveau? Dieu: un monolithe? Que dire vraiment de „2001“ sinon qu’il faut l’avoir vu et qu’il fait sans doute bon de le revoir avec des couleurs et un son restaurés.

A l’occasion de son anniversaire à l’Utopolis mercredi à 19h30.

Germain Kerschen mehr lesen / lire plus

Attal Yvan: Ma femme est une actrice

Dans „Ma femme est une actrice“ le public a l’impression d’être une petite souris, témoin de l’intimité du couple que forment, à la vie comme à l’écran, Yvan Attal et Charlotte Gainsbourg.

Voir sa femme nue à l’écran

Charlotte et Yvan sont heureux. Il est journaliste sportif, elle est une actrice célèbre. Le joli sourire de Charlotte suffit à faire sauter les PV. Un simple coup de téléphone lui ouvre les portes des restos les plus branchés, même aux heures de grande affluence. Tout va pour le mieux, si ce n’est les quelques inconvénients inhérents à la célébrité: les gens qui vous arrêtent dans la rue, sans même un regard pour le compagnon, les rapports un peu faussés …

L’univers serein dans lequel évolue Yvan s’écroule le jour où il croise une connaissance qui ose les questions que tout le monde se pose: „Qu’est-ce que ça vous fait de voir votre femme toute nue à l’écran devant des milliers de gens, rouler des pelles à des mecs?“ mehr lesen / lire plus

Hal Ashby: Harold and Maude

Un jeune homme et une vieille femme se liguent contre la médiocrité environnante et trouvent le bonheur (sans happy end) dans un amour hors normes. 30 ans après la sortie du film (1971), ce couple improbable reste tellement attachant que la morale „flower power“ et la musique de Cat Stevens n’en semblent toujours pas ringardes.

A l’Orion (Troisvierges), lundi et mardi, à 20 heures.

Germain Kerschen mehr lesen / lire plus

Makhmalbaf Mohsen: Kandahar

„Kandahar“ est un film sur l’Afghanistan, sur le poids des interdits qui y règnent et sur les malheurs du peuple qui y vit. A voir absolument!

La journaliste-actrice Niloufar Pazira a mis beaucoup d’elle-même dans „Kandahar“.

IMAGES AFGHANES

Voyage en prison

Il y a encore des gens qui pensent que le cinéma a le pouvoir de rendre le monde meilleur. Mohsen Makhmalbaf et Niloufar Pazira en font visiblement partie. Le premier, réalisateur né à Téhéran, a été emprisonné à l’âge de 17 ans, de 1974 à 1979, suite à sa lutte contre le régime du shah. La deuxième est journaliste, réfugiée afghane au Canada depuis les années 80. mehr lesen / lire plus

Coen Brothers: The Man Who Wasn’t There

Avec „The Man Who Wasn’t There“, Les frères Coen ont beau soigner leurs plans et leur mise en scène, mais il n’y a rien à faire: si le scénario n’accroche pas, le film n’en fera pas d’avantage.

Dans le nouveau film des frères Coen Frances McDormand et Billy Bob Thornton nous offrent une des compositions des plus surprenantes.

Le barbier rasant

Grands amis de Gilles Jacob, le délégué général du Festival de Cannes, les films des frères Coen ratent très rarement le rendez-vous de la compétition cannoise. Mieux encore, ils seront à la base du changement de règlement depuis qu’ils ont décroché la palme d’Or en 1991, le prix du scénario et de l’interprétation pour „Barton Fink“. mehr lesen / lire plus

Charlie Kaufman: Human Nature

Enfin un film sur les bonnes manières, un retour à la nature improbable et les bienfaits de l’épilation électrique. Comme pour „Being John Malkovich“, le scénario de Charlie Kaufman réussit la prouesse d’être, à la fois, absurde et intelligent. Pourtant, la réalisation de Michel Gondry reste posée, ce qui donne un film étonnamment sage, vu le sujet souvent provocateur.

A l’Utopia.

Germain Kerschen mehr lesen / lire plus

Levinson Barry: Bandits

C’est une comédie légère avec différents éléments du „road movie“ que nous présente Barry Levinson dans „Bandits“.

Dîner surprise

Ils ont de la classe, les deux brigands Joe (Bruce Willis) et Terry (Billy Bob Thornton). Après leur évasion spectaculaire de la prison fédérale, les complices à tempéraments opposés se frayent un chemin de l’Oregon jusqu’en Californie, tout en remplissant leurs poches de dollars. Objectif: rassembler des fonds pour ouvrir un restaurant au Mexique. Terry, la tête pensante du duo, a imaginé une façon originale pour braquer les banques, un hold-up à la douceur, conversations et conseils psychologiques inclus.

Les deux gentlemen sonnent à la porte d’un banquier, le soir, en privé. mehr lesen / lire plus

Miller Claude: Betty Fisher et autres histoires

„Betty Fisher et autres histoires“ de Claude Miller fonctionne comme un thriller émaillé de questions abyssalement profondes.

Notions de famille

Qu’est ce que l’amour maternel? Peut-on remplacer un enfant mort par un autre et éprouver de l’amour pour lui? La notion de morale est-elle une valeur fluctuante en fonction des situations … Tiré du roman de Ruth Rendell, „Un enfant pour un autre“, le film de Claude Miller nous place dans une situation inconfortable, celle de Betty (Sandrine Kiberlain), écrivaine à succès, jeune mère d’un petit Joseph de quatre ans, s’apprêtant à accueillir pour quelques semaines son inquiétante mère (Nicole Garcia). mehr lesen / lire plus

Lubitsch: The Shop Around the Corner

Vous avez aimé ou haï les esbroufes romantiques de „You’ve got mail“? Peu importe; on ne peut qu’adorer l’original. „The Shop Around the Corner“ est une comédie romantique que Lubitsch place entre pauvres vendeurs et vendeuses d’un magasin d’articles en cuir. Le film est une magnifique mosaïque, qui se compose de romance, de comédie, d’ironie et de drame. Même les personnages secondaires sont tous intéressants et très attachants. De plus, c’est l’une des meilleures prestations de James Stewart.

A la Cinémathèque, mercredi à 18h30

Germain Kerschen mehr lesen / lire plus

Spielberg Steven: A.I.

Fiction au futur prochePrésenté au dernier Festival du Film Américain de Deauville, „A.I.“ de Steven Spielberg était l’événement de cette 27e édition. A l’issue de la projection, l’enthousiasme avait baissé d’un cran.

Les inconditionnels de Stanley Kubrick savent que ce dernier avait un projet important qu’il tenait à réaliser. Au départ, „A.I.“ aurait dû être la suite logique de „2001, Odyssée de l’espace“, mais Stanley Kubrick le reportait toujours à plus tard. Dans un premier temps, „A.I.“ devait voir le jour après „Eyes Wide Shut“ mais des problèmes lors du tournage rendaient le projet de plus en plus chaotique. Après moult hésitations, Stanley Kubrick a décidé de proposer la réalisation à Steven Spielberg. mehr lesen / lire plus

Lars von Trier: Element of Crime

Afin d’élucider des meurtres en série, un policier – en psychanalyse – essaie de s’identifier au tueur. Il est intéressant de voir que, dès ses débuts, Lars von Trier affichait une excentricité d’auteur peu commune. Mais dans „Element of Crime“ (1984), il est encore bien loin de la caméra sautillante et du dogme spartiate qui font aujourd’hui sa gloire. A l’époque, tout était construit et figé. De longs travellings, des décors travaillés et des dialogues chargés de sens, s’agencent en symboliques lourdes et confuses, auxquelles il manque un certain sens de la simplicité.

Lundi, à la Cinémathèque mehr lesen / lire plus

Serreau Coline: Chaos

„Chaos“, le nouveau film de Coline Serreau est un grand coup de pied dans le politiquement correct d’aujourd’hui.

K.-O. pour les politiquement corrects

Avec „La Crise“, déjà, Coline Serreau a su démontrer que l’on pouvait rire tout en apportant une sévère critique de notre société et de son système de valeur.“Chaos“ est un grand coup de pied dans le politiquement correct d’aujourd’hui. Coline Serreau s’en prend aux sales types en tous genres, ranimant la flamme d’un féminisme belliqueux; s’attaque sans vergogne aux familles maghrébines qui „emprisonnent“ leurs filles, les marient de force au nom de leur culture; écorche au passage le portrait d’une famille française où l’on a très bien réussi mais où l’égoïsme et l’indifférence dominent. mehr lesen / lire plus

Audiard Jacques: Sur mes lèvres

Une secrétaire, célibataire malentendante, trouve l’amour impossible avec un ex-taulard doué surtout pour le vol … ce qui risque de devenir dangereux. Emmanuelle Devos joue la timidité féroce, Vincent Cassel la violence contenue. Et ils forment ainsi un couple improbable absolument merveilleux. A quoi s’ajoute une réalisation de Jacques Audiard qui regorge de bonnes idées, comme ce dialogue à distance filmé comme une étreinte amoureuse.

A l’Utopia. mehr lesen / lire plus

FESTIVAL A FAMECK: Cinéma en paix

Le festival du film arabe de Fameck se donne comme thème prinicpal la paix en Palestine.

Du 17 au 28 octobre, la petite ville de Fameck, située au c´ur du bassin sidérurgique Lorrain, accueille la douzième édition du festival du film arabe. Après l’Algérie en 2000, le festival a décidé de donner son „coup de phare“ 2001 (voir site du festival www.cinemarab.org) en faveur de la Palestine et de la paix. Une mise sous projecteur fortuite en ces temps agités. Selon Mario Giubilei, président du Festival, ce n’est pas la première fois que l’actualité rattrape la thématique du festival, dont la première édition a eu lieu l’année de la guerre du Golfe. mehr lesen / lire plus

Coline Serreau: Chaos

Deux femmes luttent contre le chauvinisme ambiant. Bien que ce thriller soit un peu enfantin – les deux héroïnes sont très courageuses et droites dans leurs actions, tandis que leurs ennemis sont de vrais salauds – son scénario est bien élaboré, plein d’humour et le déroulement de l’histoire est captivant.

A l’Utopia. mehr lesen / lire plus

Dupeyron François: La chambre des officiers

L’histoire des „gueules cassées“ de la Première Guerre mondiale n’a pas séduit le jury cannois et le film est rentré bredouille alors que „La chambre des officiers“ était, de loin, le meilleur film de la sélection française.

— Affiche —

Les séquelles de la guerre

Été 1914. La Première Guerre mondiale éclate, le lieutenant Adrien s’offre une dernière nuit d’amour avant de se rendre au front. De cette guerre, il n’en verra rien si ce n’est le goût du métal brûlant d’un obus qui, le premier jour du conflit, lui arrachera la moitié du visage. C’est à l’hôpital militaire du Val-de-Grâce qu’il mènera sa propre guerre: celle contre la mort en premier lieu, puis contre le rejet de soi et enfin, plus tard, celle contre le regard des autres. mehr lesen / lire plus

Carion Christian: Une hirondelle a fait le printemps

Attendrissant par moments, jamais caricatural, „Une hirondelle a fait le printemps“ ne racole pas, ne brode pas. Du naturel pur jus, sans adjuvant.

Au Ciné UtopiaConfrontation de deux styles très différents: Adrien (Michel Serrault) et Sandrine (Mathilde Seigner).

La jeune fille et les chèvres

Formatrice sur internet à Paris, Sandrine aspire à une autre vie, loin des écrans de PC, des embouteillages et de la vie citadine. Depuis longtemps, elle caresse en secret le rêve d’une vie campagnarde et passe enfin à l’action, en étudiant deux ans pour devenir agricultrice.

Lors de ses stages, elle prend la mesure de ce métier rude, dépourvu de sensiblerie où il faut être capable de recueillir du sang de cochon, accoucher une chèvre, résister à l’hiver, sans sourciller … Arrive le moment de vérité: celui de l’acquisition d’une ferme comprenant un élevage de chèvres dans le Vercors. mehr lesen / lire plus

Dupeyron François: La chambre des officiers

François Dupeyron nous relate, en huit clos, le parcours de quelques „gueules cassées“, héros de la grande guerre, qui tentent de retrouver le goût à la vie. Fort d’une mise en scène sobre et efficace et d’un éclairage aux couleurs chaudes, le film est un véritable hymne et un hommage bouleversant à la vie.

A l’Utopia mehr lesen / lire plus