Luhrman Baz: Moulin Rouge

„Moulin Rouge“ de Baz Luhrman a été présenté en ouverture, et en compétition, au dernier Festival de Cannes. Malgré la présence de Nicole Kidman et d’Ewan Mc Gregor au générique, le film n’a pas fait l’unanimité.

On ne peut que saluer la performance de Nicole Kidman qui aurait amplement mérité le prix d’interprétation à Cannes.
Photo: Thibaut Demeyer.

Que le spectacle commence!

Après nous avoir présenté une version futuriste de „Roméo et Juliette“, le réalisateur australien Baz Luhrman nous ramène au début du 19e siècle: en plein c´ur de Montmartre le célèbre cabaret „Moulin Rouge“ brillait de toute sa splendeur. Cet endroit était à la fois un lieu de beauté, de liberté, d’amour et un lieu de déchéance humaine, où la drogue et l’alcool régnaient en maître. mehr lesen / lire plus

A l’Ariston: Swordfish

Situé dans le monde du piratage informatique, „Swordfish“ est pourtant un film d’action à l’ancienne (une poursuite chasse l’autre). John Travolta joue la bête charismatique en terroriste anti-terroriste, ce qui finit par rendre le film grandiosement réactionnaire. Quand même, après les attentats du „World Trade Center“, on ne regarde plus les dernières images „explosives“ avec l’indifférence habituelle.

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Haneke Michael : La pianiste

Le réalisateur autrichien Michael Haneke a cette année encore, marqué les esprits du dernier Festival de Cannes avec son nouveau film „La pianiste“.

Quand la quête de la perfection pervertit l’esprit

Adepte d’un cinéma non consensuel, ses films ne font jamais l’unanimité et suscitent systématiquement la polémique. On se souvient de l’insoutenable „Funny Games“, sorte d’orange mécanique des années 90 qui avait complètement secoué la Croisette en 1997. Cette fois-ci, Haneke repart plus heureux de Cannes, puisque les deux interprètes principaux de son concerto sulfureux ont obtenu le prix de la meilleure actrice pour Isabelle Huppert, et du meilleur acteur pour Benoît Magimel, non sans avoir, au passage, été l’objet d’une pluie de commentaires contradictoires. mehr lesen / lire plus

Cycle du cinéma des Balkans: Le fantôme du Maréchal Tito

Bien sûr, le film à voir absolument dans le cycle du cinéma des Balkans est „No man’s land“. Mais les autres films peuvent aussi intéresser. Comme ce „Fantôme du Maréchal Tito“, qui montre un petit village de l’ex-Yougoslavie où les déceptions du capitalisme produisent soudain un revenant communiste, dont le charisme donne lieu à des réactions bien insolites. Une comédie grinçante, qui en fait parfois trop, mais qui reste sympathique de bout en bout.

Avant-première à l’Utopia, jeudi à 19h.

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Aghion Gabriel: Absolument fabuleux

Comme l’ont déjà prouvé plusieurs sorties ces dernières années, le „grand“ film tiré d’une série télévisée ne tient que rarement ce qu’il promet. Il va de même pour „Absolument fabuleux“.

Eddie avec ses farfeluches à la Gautier est diamétralement opposée à sa fille, petit rat gris.

Absolument désolant

Patsy (Nathalie Baye) et Eddie (Josiane Balasko), deux copines inséparables, ex-reines de la mode, déjantées et potaches à souhait; la cinquantaine arrosée au champagne, sniffée à la coke, elles sont défoncées en permanence et fan de Jean-Paul Gauthier. Une vie entière dédiée à la fête totale, parfois interrompue par Saffrane (Marie Gillain), la fille

d’Eddie, jeune femme sérieuse, diamétralement l’opposée de sa dingue de mère. mehr lesen / lire plus

Sakaguchi Hironobu: Final Fantasy

Enfin une équipe complète du petit écran a trouvé le chemin vers le septième art. Non, il ne s’agit pas d’une quelconque soap, mais des personnages de „Final Fantasy“ recréés par leur concepteur pour incorporer leur propre rôle dans son film.

L’équipe autour du Docteur Aki: presque aussi vrais que nature.

Un aperçu du cinéma de demain

Qui se souvient encore, non sans émotion d’ailleurs, de la première tentative d’introduction d’images de synthèse au cinéma avec Tron, un bide absolu sorti en 1981? Seuls les accros ont encore à l’esprit cette histoire d’ingénieurs coincés dans les circuits complexes de leurs PC, pourtant, il s’agit là des premiers balbutiements de ce qui est aujourd’hui un genre à part entière, le cinéma „synthétique“. mehr lesen / lire plus

Tati Jacques: Mon Oncle

Ce film est le plus réussi de Jacques Tati. Le monde moderne frappe à la porte des années 50 et le réalisateur n’en rate pas une pour le tourner en dérision. Les gags sont très drôles et la mise en scène rigoureuse. C’est un vrai régal couronné en 1958 par l’Oscar du meilleur film étranger.

Mercredi à la cinémathèque mehr lesen / lire plus

Gutermans Lawrence: Cats and Dogs

Lawrence Gutermans neues Werk „Cats and Dogs“ ist nichts für Tierfreunde.

Die Brodys (Jeff Goldblum und Elisabeth Perkins) und der "übergeschnappte" Perserkater Mr. Tingle.

Wie Hund und Katz

Schon immer wollten wir wissen ob unsere vierbeinigen Freunde denken und sprechen können wie wir. Jetzt zeigt uns Lawrence Guterman, dass sie sich sogar in unserer High-Tech_Welt zurechtfinden: an der Computer-Tastatur und im Cyber-Space. Denn der anatolische Schäferhund Butch und die Seinen müssen sich gegen den Herrschaftsanspruch des Perserkaters Mr. Tingle und dessen krallenbewehrter Armee mit allen technischen Mitteln behaupten. Da der Superagent der Hundetruppe vor kurzem ge_cat_nappt wurde, kommt der Beagle_Welpe Lou der illustren Vorstadtmeute gerade recht. mehr lesen / lire plus

McGuire Sharon : Bridget Jones’s Diary

„Bridget Jones’s Diary“ de Sharon McGuire est une comédie qui sait convaincre durant … 45 minutes.

Bridget trouve rapidement l’amour
dont elle rêve …

FEMINISTES S’ABSTENIR

Mais quand vont-ils baiser enfin?

(gk) – Le film commence bien: Bridget Jones est une héroïne qui n’a rien du physique d’une top-modèle. Elle boit trop, fume trop et tient un journal intime pour pouvoir s’avouer ouvertement ses défauts, premier pas pour devenir une personne meilleure. Durant trois quarts d’heure on suit ainsi la radieuse Renée Zellweger de gag en gag et l’on rigole beaucoup. L’humour est parfois plutôt limite – le pire exemple étant la mère de Bridget qui lui conseille de ne plus s’habiller comme si elle sortait tout juste d’Auschwitz -, mais il faut bien avouer que cette presqu’heure passe de manière assez agréable. mehr lesen / lire plus

Untersuchung an Mädeln

Als Hieb auf die verkorkste Sexualmoral der Siebzigerjahre gedacht, präsentiert sich der österreichische Streifen eher als schwerfälliger Gerichtsfilm, dem schnell die Puste ausgeht und der neben KaroüTapeten und üBlusen kaum Tiefgründigeres hervorbringt. Feministisch verbrämt, reproduziert er dazu noch, was er zu kritisieren vorgibt: Voyeurismus und Reduzierung der Frau auf ihren Körper.

Im Utopia. mehr lesen / lire plus

Tuel Laurent: Un jeu d’enfants

„Un jeu d’enfants“ de Laurent Tuel, qui raconte l’histoire d’une famille et de son autodestruction, laisse beaucoup de possibilités d’interprétation.

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Le remplissage des salles obscures, grâce à des produits estivaux hautement stériles – voire imbéciles – se reproduit anuellement. Cet été n’y fait pas exception. Il est donc recommandé de se tourner plutôt vers les, apparemment, „petits films“. Et dans nos parages cinématographiques, ceux-ci sont souvent français. Plutôt boudés, d’ailleurs, par un public las de se voir, soi-même et le monde, analysé à tort et à travers par des „auteurs“ auxquels il reproche un manque certain d’action. Les jeunes réalisateurs et réalisatrices français-es, bien qu’ils aspirent aussi à une certaine vision d’auteur, se montrent de plus en plus conscient-e-s de ce désir populaire. mehr lesen / lire plus

Boorman John: Le tailleur de Panama

Parti sur un sujet sérieux autour du canal de Panama, John Boorman change de cap et nous dirige vers une grosse farce avec les Etats-Unis en ligne de mire. Dommage que l’acteur principal n’ait pas compris le sens du film.

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Après avoir montré la guerre du doigt, défendu la cause amazonienne et le Robin des Bois moderne aux prises avec la justice anglaise, ce sont les services secrets anglais et les dirigeants américains qui sont épinglés à travers l’énorme farce qu’est „Le tailleur de Panama“. Il faut dire que John Boorman est un réalisateur qui peut être sérieux, aimant frapper là où l’on ne s’y attend jamais, démontrant ainsi qu’il y a toujours une part de vérité dans ses films. mehr lesen / lire plus

Thornton Billy Bob: All the Pretty Horses

Keine sanften Pferdeflüsterer, sondern drei junge Männer auf einer harten Initiationsreise stehen im Mittelpunkt von „All the Pretty Horses“.

Born to be wild ?

Wer hätte geglaubt, dass im Jahr 1949 noch echte Cowboys unterwegs sein könnten? Solche, die alles für ihre Pferde geben, obwohl es doch zu dieser Zeit längst motorisierte Pferdestärken gab?

Nun, im zweiten Film von Billy Bob Thornton reiten ein paar wilde Vertreter dieser Spezies durch die wunderschöne Landschaft eines geisterhaften „Westerns“. In Texas leben John Grady Cole (Matt Damon) und Lacey Rawlins (Henry Thomas), junge Männer, die auf einer Farm aufgewachsen sind. Als die Ranch von Johns Großvater verkauft wird, versuchen sie das gewohnte Leben in Mexiko weiterzuführen. mehr lesen / lire plus

Poelvoorde Benoît: Les portes de la gloire

S’il est un domaine où Benoît Poelvoorde excelle, c’est bien dans l’art de composer des dialogues percutants. „Les portes de la gloire“, son quatrième film, ne fait pas exception; on y retrouve la patte „Poelvoorde“, soit du tragi-comique dans un milieu socio-économique plutôt démoralisant.

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Le fabuleux destin d’un vendeur de salades

Le grand Ben se réserve, comme à son habitude, le rôle du beauf ou du sale con médiocre à qui on arrive même pas à en vouloir. „L’humour est indissociable de la tragédie. Si ce n’est pas dramatique, ce ne sera jamais drôle. Pour qu’il y ait rire, il doit y avoir un soupçon de peur, de tragédie, c’est obligatoire. mehr lesen / lire plus

Dreamworks studios: Shrek

Présenté en compétition au dernier Festival de Cannes, le dessin animé „Shrek“ des studios Dreamworks, a enthousiasmé toute la presse internationale, faisant de ce film la Palme d’Or du coeur.

La belle et la bête!
www.dreamworksfansite.com/shrek

Ne vous fiez pas aux apparences!

Comme tous les contes de fée, le film débute par „il était une fois“ sans toutefois refléter les sempiternelles rengaines des dessins animés Disney. On le sait, les studios Dreamworks sont les concurrents des studios Disney. Et, pour réussir leur coup, il fallait absolument montrer quelque chose de nouveau. Mission accomplie. Non seulement, ils nous ont évité les incontournables chansonnettes poussées pour un rien par les héros et le traditionnel Happy End, mais en plus, nous avons droit à des personnages tellement bien conçus que l’on peut voir, (et c’est une première) leurs sentiments, comme s’il s’agissait de véritables personnages. mehr lesen / lire plus

Cuerda José Luis: La Lengua de las Mariposas

Inspiré de trois nouvelles du recueil de l’écrivain galicien Manuel Rivas (A Coruña, 1957) intitulé „Qué me quieres, amor?“, le film „La Lengua de las Mariposas“, réalisé par José Luis Cuerda (Albacete, 1947), reprend le style de la prose amère et lyrique du romancier.

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Ce film est non seulement une excellente succession d’images et de dialogues, et un portrait magnifique de la société rurale galicienne des années 30, mais surtout un appel à la réflexion et une évocation amoureuse de cette génération d’enseignants qui en Espagne ont dû, comme beaucoup d’autres citoyens, se taire ou disparaître, suite à l’insurrection et ultérieure victoire du général Franco. mehr lesen / lire plus

Tornatore Guiseppe: Malèna

Monica Bellucci, belle à damner un prêtre et Guiseppe Sulfaro, craquant dans son rôle de môme de 13 ans épousent à merveille l’univers nostalgique et poétique de Guiseppe Tornatore.

Cela commence comme une douce comédie, dans un village ensoleillé de Sicile, tout entier voué à la cause du Duce, pendant la Seconde Guerre mondiale. Lentement, Guiseppe Tornatore nous conduit à travers les ruelles, juché sur le vélo d’un môme de treize ans en proie à son premier émoi amoureux, suiveur discret de la magnifique Malena (Monica Bellucci). Renato, ce jeune garçon aux fantasmes encombrants devient l’ange gardien muet et impuissant de Malena, la plus belle femme du village, celle qui n’indiffère personne; ni les maris, ni les épouses qui la considèrent comme le mal réincarné, la briseuse de ménages. mehr lesen / lire plus

Bay Michael: Pearl Harbor

Avec „Pearl Harbor“, Michael Bay rend hommage aux amoureux et délaisse les héros de la seconde guerre mondiale. On espère assister à un film de guerre, on se retrouve en pleine histoire d’amour et d’amitié qui a coûté 135 millions de dollars.

— Affiche Cinéma —

Faites l’amour pas la guerre

Lors de sa sortie aux Etats-Unis, le réalisateur Michael Bay et le producteur Jerry Bruckenheimer ont déclaré que le but de „Pearl Harbor“ était de faire un grand film, qui allait dépasser tous les records détenus par „Titanic“. Pour y arriver malgré un budget inférieur à ce qu’ils espéraient, Michael Bay et le producteur ont délaissé leur salaire jusqu’à ce que le film atteigne 100 millions de dollars de recettes, Ben Affleck a accepté de diminuer son salaire, mais avec une participation aux recettes, et les techniciens ont travaillé sur le projet pour une bouchée de pain et ce, sans espérer une compensation, même si le film atteignait des recettes considérables. mehr lesen / lire plus

Mc Quarrie Christopher: The Way of The Gun

Deux truands à la petite semaine, une femme enceinte, un rapt et des flingues.

— Affiche cinéma —

La voie de Tarantino

Dès la scène d’ouverture de „The Way of The Gun“, où le gore se dispute à la vulgarité, on s’attend à une Tarantinade de plus alors qu’il ne s’agit en réalité que d’un clin d’oeil très appuyé au maî tre réalisateur de Jackie Brown.

Même s’il s’agit d’un premier film, il n’est pas l’oeuvre d’un inconnu. On se souvient, en effet, que Christopher Mc Quarrie a déjà obtenu l’oscar du meilleur scénario pour „Usual Suspects“. Il ne faut pas s’étonner de voir cet ex-détective privé, qui failli s’engager dans la police de New-York, briller dans ce genre très prisé qu’est le thriller. mehr lesen / lire plus