S’il fallait encore se persuader du dynamisme de la jeune maison Hydre éditions, « La ballade de Lucienne Jourdain », court récit de Tullio Forgiarini paru dans les Cahiers luxembourgeois en 2001 et depuis épuisé, arrive à point nommé. Réédité dans la collection « Courts », le texte a été complété d’illustrations de Vincent Biwer. Une excellente idée, tant ce récit initiatique d’une femme vieillissante qui va partir en vrille après la greffe d’un cœur de cochon a un côté bédéesque que capturent avec talent les images. Au menu de ce road movie façon « Thelma et Louise » : du sang, de l’argent et du sexe, mais aussi un hôtel de luxe, une belle décapotable… et des religieuses. En une centaine de pages, Forgiarini assène des phrases qui ne s’éternisent pas, où les bons mots fusent comme autant de pointes d’humour noir, voire sanglant. Lecture émouvante lorsqu’on y décèle en gestation le futur « Amok », le livre prend aux tripes et parvient à faire ressentir de l’empathie pour un personnage pourtant criminel, mais dont on sait que la société a créé la détresse. De la bien belle ouvrage, tant pour le texte que pour la réalisation soignée de l’objet livre.
Regisseur Michelangelo Antonioni: Der Weg in die filmische Moderne
Michelangelo Antonioni ist ein Name, der für den Film ebenso wichtig ist wie Marguerite Duras für die Literatur oder Giorgio de Chirico für die Malerei. Zweifelsohne gilt der italienische Regisseur als einer der bedeutendsten Modernisierer*innen des Kinos in Europa nach 1950. Sein Werk prägt die internationale Filmgeschichte. Die Bedeutung von...

