CANNES 2008 : Tout le monde est d’accord

von | 30.05.2008

Cannes en version 2008, aura été une bonne année pour le cinéma d’auteur qui a retrouvé tous ses honneurs.

La surprise de Cannes 2008: Laurent Cantet

Le thème général de la 61ème édition du Festival de Cannes était l’attention portée par l’homme au monde qui l’entoure. Le président du jury, Sean Penn, avait d’ailleurs lui-même proposé dans le cadre du « Film du Président », l’inédit « The Third Wave » d‘ Alison Thompson. Un film sur les ravages que provoquent les catastrophes naturelles et principalement les ravages causés par le tsunami. C’est aussi dans cet esprit, que le jury souhaitait attribuer la récompense suprême.

Sur papier, les frères Dardenne partaient favoris à une troisième Palme d’or, ce qui aurait eu comme conséquence de les reconnaître comme étant les plus grands cinéastes du monde. Leur film « Le Silence de Lorna », qui parle des mariages blancs, malgré le prix du scénario, est leur film le moins abouti, ce qui le plaçait donc en position de ballottage défavorable. Tout restait donc à faire. Après une semaine de projections, aucun film ne sortait vraiment du lot au point d’être en droit d’espérer la Palme d’Or. Aucun sauf « Leonara » de Pablo Trapero, qui parle, sans effet de manche, des conditions inhumaines que vivent les femmes dans les prisons en Argentine. Martina Gusman, bouleversante dans « Leonara, » était attendue au palmarès comme meilleure actrice, mais c’est la très transparente Sandra Corveloni dans « Linha de Passe » de Walter Salles et Daniela Thomas, qui a été couronnée contre toute attente. La prestation de Benicio Del Toro en tant que « Che », signé Steven Soderbergh, a également été saluée par le prix d’interprétation. Pourtant, rien dans son jeu ne présageait un tel honneur, surtout que Toni Servillo, dans la peau de Giulio Andreotti dans « Il Divo » de Paolo Sorrentino, était bien plus convainquant. Prix du jury pour « Il Divo » et Grand Prix du jury pour « Gomorra » de Matteo Garrone sont les signes du retour en force du cinéma italien qui avait été écarté de la sélection l’année dernière.

Quant à la Turquie, représentée à travers « Les Trois Singes » de Nuri Bilge Ceylan, déjà primé à Cannes, elle confirme le côté cinéphile du festival, appuyé par le prix amplement mérité de la mise en scène. Ce prix que l’on croyait d’ores et déjà destiné à Arnaud Desplechin et son « Conte de Noël ». Mais à Cannes, rien n’est acquis d’avance et c’est donc avec précaution que la presse internationale a accueilli le plus beau film de la sélection, présenté le tout dernier jour en tant que dernier film de la compétition, « Entre les Murs » du réalisateur français Laurent Cantet.

A Cannes, on voit ce que l’on a envie de voir. Certes, il y a le strass et les paillettes à l’avant-plan de la manifestation. Mais en même temps, Laurent Cantet nous a offert une des plus belles Palmes d’or. Pourtant, le pari de « Entre les Murs », qui raconte la vie d’un professeur durant un an dans une classe réputée difficile située dans le XXème arrondissement de Paris, n’était pas gagné d’avance. Ce film très franco-français avec un soupçon de prétention, aurait pu laisser indifférente la presse internationale. Mais grâce à des dialogues vivants et pertinents, à une mise en scène proche du documentaire, sans pour autant utiliser la caméra à l’épaule, à un jeu d’acteurs épatant et un respect profond de la grammaire cinématographique, « Entre Les Murs » a ni plus, ni moins été ovationné à l’issue des projections, mais aussi lors de la conférence de presse, ce qui est très inhabituel à Cannes. C’est donc cela que nous avons vu et retenu de Cannes 2008, prénommée 61ème édition.

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