POP EXPERIMENTALE: DVD sans lecteur

Pour sa réouverture, l’Exit07 reprend ses bonnes vieilles habitudes de présenter des découvertes inouïes aux frontières de la musique.

Images et sons se rencontreront ce vendredi à l’Exit07.

D.V.D. n’est pas un groupe comme les autres, comme son nom l’indique déjà. C’est en même temps plus qu’un groupe de musique et moins qu’un groupe traditionnel. Originaire du Japon, le trio composé de deux batteurs et d’un artiste visuel a commencé ses performances vers 2006. Leur approche consiste en des sets improvisés qui combinent les sons des deux batteurs aux images créees en live par le VJ. Au cours de ces séances, images et musique entrent dans une relation interactive et commencent non seulement à se correspondre, mais aussi à s’influencer mutuellement.

Une telle combinaison n’attire pas seulement les labels de musique, mais aussi le milieu artistique contemporain. Cela se lit non seulement dans la liste des locaux de leur tournée européenne en cours – où ils participeront notamment au fameux Nancy Jazz Pulsations – mais aussi par les prix qui leur ont été décernés. Ainsi, en 2008, le trio a raflé une mention d’honneur au festival Ars Electronica.

Les trois musiciens de ce groupe pas comme les autres sont aussi des fortes entités individuelles qui ont participé et participent toujours à maints d’autres projets. Ainsi, Jimanica, un des deux batteurs, a commencé sa carrière en 1998 à New York – après avoir étudié les arts visuels au Japon – pour devenir batteur freelance. Expérience qu’il a continuée après 2000 et son retour à Tokyo où il s’impose aussi en artiste solo, allant même jusqu’à enregistrer un album seul avec sa batterie, baptisé « Entomophonic » pour le label « mao ». Après cette expérience, il a continué sur sa lancée notamment en accompagnant des artistes comme Damo Suzuki, Mitsuru Nasuno et Han Bennink.

Trouver des informations sur l’autre batteur est un exercice un peu plus difficile, puisque ses sites web ne sont pas traduits en anglais. De ce qu’on peut déchiffrer, retenons ceci : Itoken fait aussi partie d’un collectif nommé « Zuppa di Pesce » – soupe de poissons en italien – qui semble avoir une approche plus traditionnelle de la musique, puisqu’on y trouve aussi des synthés ainsi qu’un trombon.

Le parcours de Takashi Yamaguchi est plus atypique. En 1988, il entre dans les services de Namco, une boîte très connue dans le milieu des accros aux jeux vidéos. Il y travaille comme développeur de jeux vidéos et des petits films électroniques entre les séquences. A partir de 2002, il confirme son indépendance et se jette dans une multitude de projets, dont D.V.D.

En somme, une soirée typiquement atypique est en vue pour celles et ceux qui retrouveront leur chemin vers le Carré Rotondes, ce vendredi soir. La première partie est d’ailleurs aussi nipponophile avec le luxembourgeois « Yoru to Kiri » – approximativement nuit et brouillard en japonais – qui présentera ses mix de beat’n’roll.

D.V.D., ce vendredi 2 octobre à l’Exit07.


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