POP: A fleur et à sang

La joyeuse bande à Paul Walfisch revient encore une fois enflammer l’Europe au son de sa musique « gypsy » moderne. L’occasion d’aller visiter la Tufa à Trêves et de sortir des frontières géographiques et bien sûr musicales !

Ils sont mélancoliques, mais pas au point d’être des légumes : Botanica.

Botanica est une sorte de super-groupe basé à New York formé en 1999 par le pianiste Paul Walfisch (ex-Firewater) et le guitariste John Andrews. Au fil des ans, la formation a été complétée par la bassiste Dana Schechter et entourée par une myriade de collaborateurs au passé musical aussi fourni qu’une perruque afro. Ainsi, on a pu croiser des musiciens tels qu’Abby Travis ayant joué avec Beck et KMFDM, des musiciens de Bauhaus, de Gogol Bordello, de Maroon 5 ou bien encore de Blondie. On a connu pire comme backing-band !

Peu après sa formation, à l’aube du deuxième millénaire, Botanica sort son premier album « Malediction » sur Checkered Past Records aux Etats-Unis ainsi que sur Cargo en Allemagne. Se crée alors une histoire d’amour entre la formation et l’Europe et en particulier avec l’Allemagne qui deviendra, pour ainsi dire, leur pays d’adoption. Suite a cette sortie de disque, le groupe tourne non-stop dans son pays natal avec des pointures telles que 16 Horsepower, Super Furry Animals ou bien encore Rocket From the Crypt. La suite musicale de ces aventures se fait quelque peu attendre et ne sortira qu’en 2002 sous le nom de « With All Seven Fingers ». Album sur lequel le groupe noue encore un peu plus de liens avec le pays de Goethe puisque depuis celui-ci, ils n’ont exclusivement que réalisé des albums sur le label allemand Rent A Dog, sans aucune distribution aux States.

Le style de Botanica est aussi divers et foutraque que la liste de musiciens ayant collaboré avec lui. C’est un mélange de sonorités folk nord américaines avec des éléments proches du cabaret et de la musique manouche pas si éloignée de celle de Gogol Bordello tout en gardant un aspect plus contrôlé, sûrement un tantinet moins punk mais avec une mélancolie cinématographique rappellant autant les films de Wim Wenders que ceux de Charlie Chaplin.

Depuis 2005, Botanica a enchaîné les albums à un rythme éffrené « Botanica vs. The Truth Fish » (2005), « Berlin Hifi », sorti en 2006, acclamé par la presse, notamment par le journal Visions qui en fera l’album du mois. En 2007 ils remettent le paquet avec le brillant « The Magnetic Waltz » suivi du live « Americanundone » en 2009, enregistré à Saarbrücken.

2010 marque le retour discographique du groupe avec « Who You Are », un album plus introspectif et intimiste que les précédents, où le savoir-faire des New-Yorkais éclabousse l’auditeur de manière toujours aussi subtile dans un mélange de sonorités folk, tziganes et cabaret, tout en gardant cette homogénéité parfaite qui a fait le charme de Botanica au cours de ces dix dernières années.

Plus d’infos :
www.tufa-trier.de
www.botanicaisaband.com


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