Certes, la discussion profite toujours à celui qui la lance. Pourtant, celles et ceux qui critiquent – à tort ou à raison – le député vert Camille Gira de vouloir se profiler aux dépens de notre police nationale en l’accusant de racisme, feraient mieux de repenser leurs propos. Si la liberté de penser couvre aussi celle de proférer des conneries, comme dans le courriel incriminé que Gira a fait parvenir au ministre Halsdorf dans le cadre de sa question parlementaire urgente, elle ne s’applique pourtant pas à tout le monde, ou à tous les postes. Comme l’a rappelé le Clae dans un communiqué, le racisme et la xénophobie sont intolérables et incompatibles avec la mission confiée aux représentant-e-s de l’autorité publique. Et le texte circulant apparemment entre hauts fonctionnaires de la police grand-ducale véhicule une vue particulièrement nauséabonde des étrangers en les qualifiant de parasites dépourvus de toute volonté d’intégration. Nous sommes bien dans le racisme européen le plus profond et loin de la réalité du terrain. Et cela ne sied pas à des personnes censées appliquer les lois – y compris les lois anti-discriminatoires. Reste à voir si cette fois, la hiérarchie réagira.
Droits humains : Le fonds souverain norvégien lâche Socfin
Après le fonds de pension suisse BVK, le fonds souverain norvégien se désengage de ses investissements dans Bolloré. En cause, les atteintes présumées aux droits humains liées aux activités de la multinationale luxembourgeoise Socfin, dont le financier français contrôle un tiers des parts. Le fonds souverain norvégien a annoncé le 26 février...

