Le secrétaire général de la Fédération des artisans, Romain Schmit, a l’art d’attirer la lumière sur son organisation par ses prises de position radicales contre l’intérêt des salarié·es. Dernier épisode en date : ce 10 mars, où il a plaidé, lors d’une conférence de presse, contre la hausse du salaire social minimum et pour la suppression du salaire minimum qualifié. Comme à l’accoutumée, il argue des difficultés économiques de l’artisanat et d’une baisse de la productivité. Il s’oppose donc à la mise en œuvre de la directive européenne sur le salaire minimum adéquat, devant s’élever à 50 % du salaire moyen ou à 60 % du salaire médian. Le ministre du Travail, qui a entamé des discussions bilatérales avec les partenaires sociaux sur le sujet, privilégie la seconde piste, ce qui porterait le salaire social minimum à un seuil compris entre 2.900 et 3.100 euros, contre 2.700 euros aujourd’hui. Marc Spautz fait une priorité de ce dossier, et il y a peu de chances de le voir reculer sous les coups de boutoir de la Fédération des artisans. Même scénario pour la suppression du salaire minimum qualifié : le ministre y est opposé, tout comme, évidemment, les syndicats. Ces derniers rappellent que le salaire minimum ne permet pas aujourd’hui de vivre décemment au Luxembourg. Pas vraiment de quoi attirer les « talents » dont l’artisanat a, selon Romain Schmit, impérativement besoin dans les années à venir.
Du neuf au LSAP et du rififi à l’ADR
Chez les socialistes, Francine Closener et Dan Biancalana ont cédé la coprésidence du parti à Georges Engel et Maxime Miltgen, lors du congrès du LSAP, à Hollerich, samedi 14 mars. Un choix de direction intergénérationnelle pour préparer au mieux les législatives de 2028, avec l’ambition de revenir au gouvernement. Le premier, député du Sud et...

