Arcelor-Mittal vient de publier ses premiers résultats en tant que groupe fusionné : 10,3 milliards de dollars de bénéfice net pour l’exercice 2007. Pas mal du tout, si on considère que cette coquette somme représente une augmentation d’environ 30 pour cent par rapport à l’année 2006. Quant à la part du bénéfice qui découle directement des synergies entre les ex-concurrents Arcelor et Mittal, elle est de 1,4 milliards de dollars. Vu ces gains astronomiques et la satisfaction affichée par Lakshmi Mittal, sauver l’usine de Gandrange devrait être assez facile. Mais le chef du géant de l’acier n’a rien ajouté à ce que l’on savait déjà. Par contre, on a pu savoir que les principaux investissements en 2008 – qui devraient jusqu’à présent atteindre les 3,7 milliards de dollars – seraient faits en Amérique latine et en Chine, ainsi que dans le secteur des matières premières, où le groupe veut assurer ses arrières et sortir de la dépendance des grands fournisseurs. Les ouvriers lorrains apprécieront.
Droit du travail dans le monde : de mal en pis
Le droit du travail et les droits syndicaux étaient en recul partout dans le monde en 2025, constate la Confédération syndicale internationale (CSI), dans la treizième édition de son « Indice des droits ». Parmi les indicateurs les plus dégradés, elle pointe une hausse « des violations de la liberté d’expression et de réunion » (dans 50 % des...

