D’après un rapport de « Friends of the Earth Europe » (FOEE), la Commission européenne ne traite pas correctement les conflits d’intérêts pour les commissaires arrivé-e-s en fin de mandat. Plusieurs membres sortants ont ainsi été recrutés par des entreprises privées pour des activités liées à leur portefeuille au sein de la Commission. Ryanair s’est payé l’ex-commissaire pour le Marché intérieur Charlie McCreevy, qui s’était occupé de questions de droit de la concurrence impliquant la compagnie aérienne à bas prix. Trois autres commissaires ont été engagé-e-s par des agences de lobbying actives à Bruxelles. Le cas le plus extrême et celui de Benita Ferrero-Waldner : l’ex-commissaire aux Affaires extérieures a été engagée par le réassureur Munich Re, qui a monté le grand projet photovoltaïque Desertec. Or, d’après FOEE, Ferrero-Waldner avait supporté ce projet en 2009, quelques mois avant de commencer à négocier son contrat avec la Munich Re. Honni soit qui mal y pense. Pourtant, s’insurge FOEE, le comité éthique de la Commission, qui doit donner le feu vert pour des emplois dans le privé, n’a constaté aucun conflit d’intérêt. L’ONG demande à la Commission de revenir sur quatre permissions déjà accordées, de donner une définition claire de la notion de conflit d’intérêt et d’imposer une période d’attente de trois ans – au lieu d’un an actuellement – aux commissaires désirant aller dans le privé.
Droits humains : Le fonds souverain norvégien lâche Socfin
Après le fonds de pension suisse BVK, le fonds souverain norvégien se désengage de ses investissements dans Bolloré. En cause, les atteintes présumées aux droits humains liées aux activités de la multinationale luxembourgeoise Socfin, dont le financier français contrôle un tiers des parts. Le fonds souverain norvégien a annoncé le 26 février...

