La transparence n’est pas le fort du Luxembourg. Surtout lorsqu’un conflit oppose un réfugié africain aux forces de l’ordre et au corps médical. Cette semaine, l’Action des chrétiens pour l’abolition de la torture (Acat) revient à la charge dans l’affaire Mamadou Diallo. Dans un communiqué de presse, elle revient sur les violences subies à l’aéroport de Roissy par ce Guinéen expulsé, après avoir été reconduit au Centre pénitentiaire de Schrassig. Le médecin qui l’y a examiné (la députée CSV Martine Stein-Mergen) n’aurait constaté aucune anomalie. Pourtant, l’Acat affirme que cinq témoins ont bien vu un « hématome de taille considérable sur la joue droite » et des « blessures au torse ». L’un de ces témoins est d’ailleurs membre d’Acat. Le principal problème dans cette affaire, c’est que les autorités compétentes (le ministère de la justice ainsi que l’Inspection générale de la police) ne semblent pas avoir fait leur travail correctement. Lors de leur enquête, elles n’auraient en effet pas entendu l’Acat et l’Asti, dont certains membres étaient témoins de la scène. Quant au Collège médical, il se voit, 30 mois après les faits, dans l’incapacité de conclure sur le fond. Le dossier ne contenait même pas de photographies de Diallo, qui, entre-temps, a été reconduit en Guinée.
L’alphabétisation en français devient possible
La loi « Alpha », adoptée ce mercredi 3 décembre, permettra désormais aux parents de choisir la langue dans laquelle leurs enfants seront alphabétisé·es dés le fondamental : français ou allemand. Qualifiée de « jalon majeur dans l’histoire de l’école luxembourgeoise » par le ministre de l’éducation, Claude Meisch, cette réforme vise à rendre...

