Tout doucement, le dossier sur l’avortement, refait surface. Le 16 avril, le Conseil de l’Europe a relancé le débat, en demandant à ses Etats membres, dans une résolution, de mettre à jour leurs législations sur l’interruption volontaire de grossesse. Il reste en effet quelques retardataires où l’église catholique exerce encore une certaine influence, comme la Pologne, Malte, l’Irlande ou … le Luxembourg. Il n’est donc pas étonnant que la députée socialiste, Lydie Err, qui avait déposée l’an passée une proposition de loi allant dans ce sens, soit revenue à la charge. Dans une question parlementaire adressée à son camarade de parti et ministre de la santé, Mars Di Bartolomeo, elle veut savoir si les recommandations du Conseil de l’Europe, dont beaucoup de dispositions se trouvent dans sa proposition de loi, seront prises en compte par le gouvernement. Dans un article consacré à l’avortement (voir woxx 944), le ministre de la santé se disait ouvert à toute discussion si elle devait avoir lieu. Lors de leur « briefing d’opposition » ce mardi, les libéraux se sont également prononcé pour une réforme de la loi actuelle. Comme d’habitude, le CSV bloque. L’abolition de l’obligatoire indication médicale et la libéralisation de l’IVG, à l’instar de la majorité des pays européens, contiendrait « trop de risques », estime son président François Biltgen dans « L’essentiel » de jeudi. Trop de risques? On savait le CSV et son président quelque peu frileux par rapport à certaines questions de société, mais pas qu‘ils grelotaient à tel point.
Le personnel médical, une cible militaire
En 2025, 1.981 personnes ont trouvé la mort dans 1.348 attaques contre des installations médicales dans des conflits. Un niveau record et un doublement du nombre de victimes par rapport à 2024, s’alarme Médecins sans frontières (MSF), sur la base de chiffres de l’Organisation mondiale de la santé. Le Soudan est le pays le plus touché, avec...

