ROCK: Pas de volte-face

Ils ne feront aucun compromis : les musiciens de The Mars Volta sont connus pour leurs concerts improvisés avec une énergie à couper le souffle.

Incontrôlables quand ils sont lâchés : Cédric Bixler-Zavala et Omar Rodriguez-Lopez.

Apparemment la vie dans l’Etat fédéral américain du Nouveau-Mexique n’est pas si ennuyeuse qu’on le pensait. Comment expliquer autrement que ce soit le lieu d’origine d’un des groupes les plus créatifs de ces dernières décennies ? L’histoire de The Mars Volta commence en 1993, une époque où les deux principaux protagonistes du groupe – Cédric Bixler-Zavala et Omar Rodriguez-Lopez – étaient encore membres d’une autre formation : At the Drive-In. Ce groupe qui se plaisait dans le desert-rock – paysage oblige – à ses débuts mais qui a vite changé pour devenir une des formations de post-hardcore les plus prisées de la planète, surtout grâce à son dernier album « Relationship of Command », n’a malheureusement pas survécu au stress et aux drogues. Quand At the Drive-In tirait vers sa fin, Bixler-Zavala et Rodriguez Lopez, le chanteur et le guitariste, se sont retrouvés un premier temps dans un groupe de dub qu’ils avaient fondé quelques années auparavant.

Tandis que les autres membres d’At the Drive-In ont connu un court succès avec leur nouvelle formation Sparta, Bixler-Zavala et Rodriguez Lopez semblaient un peu perdus. Mais par l’entremise du producteur Alex Newport, connu pour ses prouesses post-métal avec son groupe Fudge Tunnel et le projet Nailbomb qui incluait d’ailleurs aussi son gendre Max Cavalera, le chanteur de Sepultura à l’époque, ils se sont vite retrouvés sous de nouveaux horizons et ont fondé The Mars Volta. Le premier album « Deloused at the Comatorium » était entaché du décès inopiné de Jeremy Ward, un technicien et guitariste ainsi qu’électron libre autour du groupe qui les avait beaucoup inspirés. Heureusement qu’avec l’aide de quelques amis, notamment Flea des Red Hot Chili Peppers qui s’est proposé comme bassiste sur le premier album, ils ont pu relever le défi et leur première tournée avec les Chili Peppers a été un succès fulgurant.

Ce n’est qu’après que The Mars Volta se sont vraiment mis à soigner leurs deux marques de reconnaissance : des albums conceptuels, qui racontent toujours une histoire et des concerts fulgurants. « Frances the Mute », leur prochain album, est un hommage à un anonyme, dont un des membres du groupe avait retrouvé par hasard le journal personnel dans une voiture d’occasion. L’histoire de cet homme esseulé et psychotique qui traversait les Etats-Unis à la recherche de ses vrais parents devenait donc le thème principal de cet album plutôt sombre, qui montrait déjà que The Mars Volta ne prendraient pas une seule direction dans leur musique, mais qu’ils essayaient de créer un style totalement hybride, unique et inimitable. On y retrouve bien sûr l’énergie du hardcore, mais aussi des rythmiques latino, des passages progressifs et psychédéliques, des emprunts au jazz et au free jazz? Bref, il ne manque dans leur collection que la techno.

Depuis son lancement, la fusée The Mars Volta, lâche un album presque tous les deux ans et le line-up du groupe change de saison en saison. En 2012, leur nouvel album « Nocturniquet » s’est retrouvé dans les bacs et on peut être sûr que les fans adoreront le retrouver en live, mercredi prochain à la Rockhal.

A la Rockhal, le 4 juillet.


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