(rw) – Les lois raciales de Nuremberg appliquées au Luxembourg avant la guerre ? On préférerait ne pas le croire. Mais lors de sa conférence de mardi, le professeur Didier Boden a démontré, sources à l’appui, que c’était le cas. En 1935, immédiatement après l’adoption des lois raciales en Allemagne nazie, tous les pays signataires de la convention de La Haye de 1902 réglant les conflits de lois en matière de mariage étaient confrontés à la question si oui ou non ils allaient appliquer la « troisième loi » de Nuremberg sur la « protection du sang allemand et de l’honneur allemand ». Cette loi interdisait le mariage d’une personne « de sang allemand » et d’une personne juive. A l’exception des Pays-Bas, les différents pays signataires de la convention, notamment européens, ne s’efforçaient pas de trouver une solution commune. Au Luxembourg, le gouvernement passa d’abord la balle aux procureurs et au Conseil d’Etat. Les avis allaient du refus catégorique à la position quasiment pro-nazie du procureur général Léon Schaack. Ce personnage fut assez puissant pour amener le gouvernement à arrêter que la loi allemande était applicable. Didier Boden a retrouvé jusqu’ici cinq cas de mariages interdits au Luxembourg pour cause d’incompatibilité raciale.
Le personnel médical, une cible militaire
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