(dv) – Faire du lobbying en jouant aux altruistes : c’est la démarche adoptée par l’initiative « 5 vir 12 » créée l’année passée par une douzaine de chefs d’entreprise « apolitiques ». Ce qui leur valut d’ailleurs d’obtenir le sésame leur ouvrant les portes des lycées afin d’y propager leur manière de voir les choses. Une vision qui refait surface à l’occasion de la campagne électorale : à l’instar d’un grand nombre d’autres organisations, « 5 vir 12 » a envoyé aux partis en lice ses recommandations. Dans une vulgate que l’on peut retrouver dans n’importe quelle brochure de la Chambre de commerce et avec l’assurance de ceux qui pensent avoir découvert le fil à couper le beurre, l’association patronale a « identifié sept domaines clé dans lesquels des réformes et des actions sont absolument essentielles ». En bons adeptes de la novlangue néolibérale, ils consacrent le premier domaine à la « gouvernance », mais aussi à l’éducation, à l’« entrepreneuriat », à la cohésion sociale, à la solidarité intergénérationnelle, à la compétitivité et finalement à la création d’emplois. « 5 vir 12 » se contente d’indications sans entrer dans les détails. On y décèle toutefois le même fil rouge : « réformer le système de retraites » ou encore « récompenser le travail plutôt que le chômage ». Le vernis a beau changer, le contenu n’en est pas moins rance.
« Il faut assurer l’effectivité de la directive »
L’Initiative pour un devoir de vigilance et la Commission consultative des droits humains (CCDH) ont présenté dix recommandations afin d’assurer « l’effectivité » de la transposition de la directive européenne sur le devoir de vigilance. Actuellement, les victimes de violations de droits humains ou environnementaux survenues au long des...

