Tarkett GDL va licencier 126 des 562 salarié·es travaillant dans son usine de Clervaux, ont dénoncé de concert l’OGBL et le LCGB dans un communiqué publié dans la matinée du mercredi 24 avril. L’entreprise, filiale de la multinationale française Tarkett, se revendique « leader mondial des revêtements de sol et des surfaces sportives ». Ces suppressions correspondent à la délocalisation d’une ligne de production, selon les syndicats. Ils se sentent « trahis » par la direction qui n’avait « jamais évoqué de tels projets ». Ils se disent d’autant plus surpris que Tarkett GDL vient de conclure un Plan de maintien dans l’emploi. L’annonce a fait réagir le député Déi Lénk Marc Baum dans la foulée. Il a interpellé le ministre CSV du Travail dans une « question parlementaire urgente ». Georges Mischo y a répondu à peine deux heures plus tard. Il assure qu’il recevra les syndicats ce 25 avril, ajoutant que ces licenciements vont à l’encontre du Plan de maintien dans l’emploi. Il interviendra aussi auprès de l’industriel pour sauver les postes menacés, « dans la mesure du possible ». Cette rare célérité dans un tel échange ne présage encore rien du sort réservé aux 126 personnes concernées. Selon les dernières informations disponibles, Tarkett GDL avait déclaré un bénéfice de 21 millions d’euros en 2022.
Droit du travail dans le monde : de mal en pis
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