(dv) – Les élections constituent une occasion pour les organisations de toute taille et de toute obédience pour faire parvenir aux partis en lice leurs revendications. Le Conseil diocésain des catholiques ainsi que la Commission « Justice et Paix » viennent également de leur faire parvenir un catalogue en onze points. En avant-propos, ils rappellent l’engagement contre le « néolibéralisme », citant le pape François qui qualifia récemment ce système économique de « fétichisme de l’argent et de dictature de l’économie sans visage, ni but vraiment humain ». Et les différents points reflètent cette pensée. Sans en prononcer le nom, les deux institutions s’opposent au travail dominical en refusant « une société qui pousse les salarié-e-s à être disponibles 24 heures sur 24, sept jours sur sept ». Plus loin, elles demandent également que les communes et l’Etat s’engagent davantage comme promoteurs et propriétaires d’immeubles. Les prix des services comme l’eau devraient être échelonnés selon des critères et écologiques et sociaux tandis que le chômage devrait être combattu en renforçant l’économie verte. Les deux institutions catholiques veulent également réduire les différences salariales entre public et privé et réfléchir à l’allocation universelle et à d’autres systèmes alternatifs. Elles n’oublient pas non plus de critiquer les politiques de la dette pratiquées actuellement. Bref, à en croire ce catalogue, il ne reste aux catholiques que le choix entre déi Lénk, déi Gréng, le KPL, voire les Pirates.
Droit du travail dans le monde : de mal en pis
Le droit du travail et les droits syndicaux étaient en recul partout dans le monde en 2025, constate la Confédération syndicale internationale (CSI), dans la treizième édition de son « Indice des droits ». Parmi les indicateurs les plus dégradés, elle pointe une hausse « des violations de la liberté d’expression et de réunion » (dans 50 % des...

