Non, la Grèce n’a pas besoin d’un effacement de la dette. C’est le message de la présidente du Fonds monétaire international (FMI), Christine Lagarde, après un meeting à Berlin, mercredi dernier, des principaux créanciers de la république hellène. Car la Grèce est en train de replonger dans les aléas de sa dette monumentale et le gouvernement Tsipras peine, malgré beaucoup d’efforts, à remplir l’agenda des « réformes » – entendez libéralisations et privatisations des biens communs et appauvrissement général continu – imposées par l’Union européenne, l’Allemagne en tête. Pour le FMI, ce sont les retraites, le marché du travail et la taxe sur le revenu qui doivent encore être revus par le gouvernement – si cette « cure » passe, le FMI est prêt à concéder des allègements, sous forme de délais de remboursement allongés. En même temps, l’ancien ministres des Finances grec, Yanis Varoufakis, n’entend pas les choses de la même oreille et a appelé, à travers sa plateforme « Diem 25 », Mario Draghi, le président de la Banque Centrale Européenne (BCE), à publier une note légale commandée par lui au sommet de la crise de 2015, quand la BCE mettait la Grèce sous pression en fermant des banques commerciales. La pétition adressée à Draghi a d’ailleurs déjà été signée par un certain Benoît Hamon.
Droit du travail dans le monde : de mal en pis
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