Paysages aussi sinistres que fantasmagoriques et ambiances teintées d’une poésie très particulière, envahissent les tableaux du peintre cubain Cosme Proenza, à voir actuellement au Foyer Européen à Luxembourg-Ville. A l’extrême limite du réel ou versant carrément dans le surréalisme, ses oeuvres évoquent un monde étrange, peuplé de créatures vaguement aquatiques et de personnages arborant des chapeaux énormes décorés d’objets incongrus. S’inspirant fortement des peintres de la Renaissance, Cosme Proenza affectionne surtout les tons bruns, bleus et verdâtres, mais ajoute également des touches de couleurs plus flamboyantes. Pourtant ses tableaux ne sont pas ouvertement glauques. L’artiste, qui est également illustrateur, dessinateur et auteur de peintures murales a créé une mythologie inhabituelle qu’on peut au moins qualifier d’originale.
Jusqu’au 30 juin.

