Dans le feuilleton Caritas, où 61 millions d’euros ont été détournés, l’enquête judiciaire s’étend désormais à la Spuerkeess et à BGL, qui ont accordé des crédits et effectué les transferts frauduleux sans s’alarmer de l’incongruité de ces opérations, rapporte le site Reporter. La chronique se poursuit aussi sur le plan politique et social, alors que depuis ce 1er octobre, HUT, la nouvelle structure remplaçant Caritas, prend en charge ses activités nationales. À cette occasion, son président, Christian Billon, a tenu sur le fil une conférence de presse, certifiant que 324 salarié·es sur 349 ont signé un nouveau contrat chez HUT. Le sujet fait des étincelles avec l’OGBL, qui conteste les conditions jugées cavalières de ce transfert de personnel, mis devant le fait accompli. Christian Billon a reconnu des lacunes dans la communication, mais a assuré que l’essentiel était de sauver les salarié·es et le travail en direction des bénéficiaires. C’est aussi la ligne défendue par Luc Frieden sur RTL, le 2 octobre. Il a dit que le gouvernement, qui a beaucoup tergiversé, ne voulait pas combler le trou laissé par le détournement, car cela revenait à rembourser les crédits aux deux banques qui les avaient imprudemment accordés. « Je reconnais que nous aurions pu mieux communiquer », avoue néanmoins le premier ministre, tout en s’affirmant, lui aussi, satisfait de voir l’essentiel sauvé. Il n’a cependant pas apporté de réponse tangible à la trentaine de salarié·es travaillant pour les activités internationales de l’organisation, qui semblent en grande partie condamnées. Encore un problème de communication.
Le personnel médical, une cible militaire
En 2025, 1.981 personnes ont trouvé la mort dans 1.348 attaques contre des installations médicales dans des conflits. Un niveau record et un doublement du nombre de victimes par rapport à 2024, s’alarme Médecins sans frontières (MSF), sur la base de chiffres de l’Organisation mondiale de la santé. Le Soudan est le pays le plus touché, avec...

