Cela trotte dans la tête de Laurent Mosar depuis un moment : transformer le Freeport Luxembourg en ventre de stockage de matériel militaire et d’accueil d’entreprises du secteur de la défense. Conçu pour l’entreposage d’œuvres d’art et les biens de grande valeur, ce lieu ultrasécurisé, aux allures de bunker, est situé tout près des pistes du Findel et paraît donc idéal à ce type d’activités. Rebaptisé Luxembourg High Security Hub en 2021, le Freeport fait face à une débâcle financière et le propriétaire est à la recherche d’un repreneur. Laurent Mosar a donc interpellé la ministre de la Défense à ce sujet, le député CSV estimant notamment, dans une question parlementaire, que « les activités ainsi créées pourraient être comptabilisées en tant que dépenses pour la défense », au moment où les budgets explosent. Dans sa réponse datée du 28 octobre, Yuriko Backes douche quelque peu l’enthousiasme de l’élu CSV, la ministre indiquant que « le gouvernement est en train d’étudier différentes pistes visant à utiliser l’immeuble dans le cadre des fonctions pour lesquelles il a été initialement conçu ». C’est-à-dire le « stockage sécurisé de pièces précieuses ». Si elle n’exclut pas totalement une reconversion, elle confirme en tout cas que des pourparlers d’acquisition sont engagés avec le propriétaire. Inauguré en 2014, le Freeport a été plombé par la guerre judiciaire que se sont livrée son fondateur suisse Yves Bouvier et l’oligarque russe Dmitri Rybolovlev autour de la vente d’œuvres d’art d’une valeur de plusieurs centaines de millions d’euros.
Droits humains : Le fonds souverain norvégien lâche Socfin
Après le fonds de pension suisse BVK, le fonds souverain norvégien se désengage de ses investissements dans Bolloré. En cause, les atteintes présumées aux droits humains liées aux activités de la multinationale luxembourgeoise Socfin, dont le financier français contrôle un tiers des parts. Le fonds souverain norvégien a annoncé le 26 février...

