Au Liban, les déplacé·es manquent de tout

von | 29.04.2026

Rue de Beyrouth après un bombardement

Une rue de Beyrouth. (Photo : Pexels/Jo Kassis)

Il ne se passe presque pas un jour sans que le cessez-le-feu conclu le 16 avril au Liban soit violé, lsraël et le Hezbollah s’accusant mutuellement de le rompre. Pendant ce temps, Tsahal continue d’effacer les localités situées entre la frontière nord de l’État hébreu et le fleuve libanais Litani, une bande d’une dizaine de kilomètres de large. Environ 1,2 million de personnes habitant cette zone – soit 20 % de la population du Liban – ont été forcées de quitter leurs maisons vers d’autres régions du pays, n’ayant le plus souvent pas le temps d’emporter le moindre effet. Résultat : « Elles n’ont même pas d’habits de rechange ou ont dû abandonner leurs médicaments », relate Michael Adams, directeur de Care International Liban, lors d’une rencontre avec les médias à Luxembourg, ce 28 avril. Les déplacé·es « manquent de tout », poursuit le responsable humanitaire, qui raconte que 140.000 personnes seulement ont trouvé refuge dans 685 abris. Si d’autres sont hébergées par des amis ou leur famille, une part importante des réfugié·es sont abandonné·es à leur sort, dormant dans des voitures, des abris de fortune, voire dans la rue. « Les ressources pour leur venir en aide sont très insuffisantes et la nourriture se résume à un seul repas par jour », déplore Michael Adams. Au-delà de l’urgence humanitaire quotidienne, il évoque aussi les traumatismes subis principalement par les enfants et les femmes, qu’il faudra prendre en charge à long terme.

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