Foot, fric et répression

von | 11.06.2026

foot mondial argent

« Le profit passera-t-il, encore une fois, avant l’humain ? », interroge Amnesty International. (Photo : Quince Creative/Pixabay)

Le coup d’envoi de la Coupe du monde de foot 2026 a été donné ce 11 juin au stade Azteca de Mexico, pour une édition « qui s’annonce la plus lucrative jamais vue », selon Amnesty International. La FIFA prévoit de réaliser 11 milliards de dollars de recettes au fil des 104 matchs qui se joueront pendant six semaines aux États-Unis, au Mexique et au Canada. Six millions de personnes sont attendues pour des billets vendus de 500 à… 17.000 euros pour la rencontre entre l’Espagne et l’Uruguay, le 21 juin. La légendaire cupidité de la FIFA ne s’embarrasse guère de scrupules, et « ce Mondial débarque en pleine crise des droits humains chez les pays hôtes », déplore Amnesty. « Peut-on vraiment célébrer un but quand, à quelques kilomètres du stade, des libertés fondamentales sont piétinées ? », questionne l’organisation de défense des droits humains. Elle dénonce la militarisation de la sécurité au Mexique, l’urgence humanitaire des déportations massives aux États-Unis et l’expulsion des sans-abri des villes hôtes du Mondial au Canada. L’ONG identifie un point commun entre ces trois pays : ils tentent de faire taire la contestation pendant la compétition. Amnesty cite le code de conduite au stade, qui interdit toute expression politique ou idéologique : « Du coup, impossible pour les joueurs ou les fans de porter des messages sur la justice sociale ou les droits LGBTQI+ sans risquer d’être sanctionnés. » « Le profit passera-t-il, encore une fois, avant l’humain ? », interroge Amnesty. Aucun doute n’est permis.

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