A chaque Etat son dogme intangible : l’économie de marché aux Etats-Unis, la laïcité en Turquie et le modèle social au Luxembourg. Tombant à pic à quelques semaines de la tenue de la tripartite, le Ceps-Instead vient de publier une étude intéressante intitulée « Le `modèle social luxembourgeois‘ au défi de la crise ». Le Ceps replace cette tradition de dialogue social institutionnalisé dans la longue histoire qui lie le pays au corporatisme, dont on trouve les balbutiements dans les années 20. Après la désindustrialisation dans les années 70, ce dernier fait place à ce que les chercheurs qualifient de « néocorporatisme démocratique » auquel a succédé le « corporatisme compétitif ». Si le Ceps ne met pas fondamentalement en question le modèle luxembourgeois, il s’interroge sur sa longévité. Les auteurs prennent en compte que « la crise a fortement touché le Luxembourg » et soulignent le grand nombre de fermetures ou de réductions d’effectifs ainsi que l’augmentation sensible du chômage. L’absence de réponse européenne à la crise et la compétition entre Etats qui en résulte devrait intensifier les politiques de pacte social. Pourtant, à la vue des mutations du champ syndical et des transformations du secteur économique, le Ceps s’interroge sur l’avenir du modèle social luxembourgeois. L’étude peut être téléchargée sur www.ceps.lu.
EU-Petition für besseres Lebensmittelsystem
Noch bis Anfang des nächsten Jahres läuft eine europäische Bürger*inneninitiative, die „gutes Essen für alle“ fordert. Laut den Initiator*innen hat ein Fünftel der Bevölkerung der Europäischen Union keinen Zugang zu angemessenen Lebensmitteln. Die aktuellen industriellen Lebensmittelsysteme verschärften nicht nur die Ernährungsunsicherheit,...

