Le sang des homosexuels est-il malpropre ? Cette question récurrente, relative aux dons du sang, est régulièrement remise à l’ordre du jour. Il y a quelques années déjà, une question parlementaire avait été adressée au ministre de la Santé à propos du refus de la Croix-Rouge d’accepter le sang de donneurs homosexuels masculins. Récemment, c’est le Centre pour l’égalité de traitement (CET) qui a pris en main la problématique. En effet, dans le questionnaire que la Croix-Rouge luxembourgeoise fait remplir à chaque candidat-e au don du sang dont certaines questions concernent ses pratiques sexuelles. Et il est vrai que les hommes déclarant (entre autres) avoir eu des relations sexuelles avec au moins un homme depuis 1977 sont exclus du droit de donner. Est-ce une discrimination ? Le CET estime que si « la pratique actuelle est vécue comme discriminatoire par les candidats au don du sang », il estime qu’il ne s’agit pas là d’un refus d’accès à un bien ou un service, étant donné que le don du sang est considéré non pas comme un droit fondamental, mais comme « un acte de générosité ». Toutefois, cette pratique d’exclusion ne fait pas l’unanimité et certains pays acceptent les dons de sang « homosexuels ». La question est certes complexe, mais le CET est peut-être allé un peu vite en besogne.
Droits humains : Le fonds souverain norvégien lâche Socfin
Après le fonds de pension suisse BVK, le fonds souverain norvégien se désengage de ses investissements dans Bolloré. En cause, les atteintes présumées aux droits humains liées aux activités de la multinationale luxembourgeoise Socfin, dont le financier français contrôle un tiers des parts. Le fonds souverain norvégien a annoncé le 26 février...

