Ils avaient beau fêter le centenaire de la sidérurgie la semaine dernière, les managers d’Arcelor-Mittal, ils savaient pourtant que cette histoire n’allait pas durer cent ans de plus. La nouvelle est tombée ce mardi, quand les patrons ont informés les syndicats de la fermeture prochaine de deux usines, l’une espagnole et l’autre luxembourgeoise. Ce sera donc le site de Schifflange, qui produit des matériaux de bâtiment – un secteur toujours en crise – qui fermera ses portes en octobre. Quoique la direction prétend qu’il s’agit d’une décision provisoire, les quelques 500 salariés qui sont sur la touche ont plus d’une raison de s’inquiéter. Après les 262 ouvriers qui ont été placés en reclassement plus tôt cette année, ce sera à leur tour d’espérer de trouver un boulot quelque part dans l’entreprise ou d’être reclassés chez un des fournisseurs d’Arcelor-Mittal. Ainsi, celles et ceux qui n’avaient vu dans les grandes festivités dans la Rockhal qu’un festival de l’hypocrisie ne se trompaient pas : le désengagement du Luxembourg du géant de l’acier continue. A voir si la tripartite sidérurgique réclamée par le LCGB servira à quelque-chose.
Droits humains : Le fonds souverain norvégien lâche Socfin
Après le fonds de pension suisse BVK, le fonds souverain norvégien se désengage de ses investissements dans Bolloré. En cause, les atteintes présumées aux droits humains liées aux activités de la multinationale luxembourgeoise Socfin, dont le financier français contrôle un tiers des parts. Le fonds souverain norvégien a annoncé le 26 février...

