Pour sauver la Grèce et l’euro, pour calmer les marchĂ©s, il faudrait un nouveau traitĂ© et un surplus d’austĂ©ritĂ©. Ce raisonnement est contestable sur la forme et sur le fond. C’est ce qu’ont compris les Verts, sans qu’ils poussent l’analyse jusqu’au bout.

Injecter de l’argent frais dans l’économie en crise, une technique officiellement réprouvée mais fort efficace.
De traitĂ© en traitĂ©, l’Europe n’en finit pas de se dĂ©chirer. TraitĂ© de Maastricht, traitĂ© constitutionnel avortĂ©, traitĂ© de Lisbonne et maintenant traitĂ© « intergouvernemental » ou « fiscal compact » dans les mĂ©dias anglophones (« pacte budgĂ©taire »)… C’est sur ce dernier que se concentre l’attention des mĂ©dias, formulant ou reprenant diverses critiques. Le pacte serait motivĂ© par des considĂ©rations de politique intĂ©rieure allemande et française, il serait Ă©laborĂ© en contournant les institutions communautaires et les parlements nationaux. Il risquerait enfin de conduire Ă une Europe Ă deux vitesses. Quant au contenu du pacte, il serait dictĂ© par les marchĂ©s aux yeux des uns, mais ne rassurerait nullement ceux-ci aux yeux des autres… Un paradoxe qui renvoie Ă la folie des marchĂ©s financiers, demandeurs Ă la fois d’austĂ©ritĂ© pour Ă©viter l’inflation, et de croissance pour maximiser les profits financiers. Après dix ans de confiance auto-rĂ©alisatrice dans l’euro, voici les marchĂ©s versant dans un catastrophisme tout aussi auto-rĂ©alisateur.
Critiquer les marchĂ©s, critiquer le pacte budgĂ©taire, peut se faire de plusieurs manières. Un social-dĂ©mocrate comme Jean Asselborn n’hĂ©site pas Ă se plaindre de la mĂ©thode germano-française et de regretter le « gaspillage d’Ă©nergie et de temps » des nĂ©gociations sur des mĂ©canismes de sanction qui, Ă son avis, ne fonctionneront pas. Il se fĂ©licite aussi que le sommet du 30 janvier abordera non seulement la rĂ©duction des dettes mais aussi la croissance et l’emploi.
Contre le pacte
Le problème, c’est que le terme de « politique de croissance » est dĂ©sormais interprĂ©tĂ© de plusieurs manières contradictoires : relance keynĂ©sienne par la demande, investissements massifs verts, compĂ©titivitĂ© par des baisses salariales, dynamisation par la flexibilitĂ© et l’ouverture des marchĂ©s… et que les compromis seront plutĂ´t trouvĂ©s du cĂ´tĂ© des deux dernières interprĂ©tations.
Les vĂ©ritables alternatives progressistes ne peuvent pas se dĂ©finir par rapport au traitĂ© intergouvernemental en gestation. Certes, il faut dĂ©noncer l’approche d’austĂ©ritĂ© budgĂ©taire extrĂŞme et punitive qu’il incarne, mais en l’identifiant comme la pointe de l’iceberg nĂ©o-libĂ©ral autour duquel gravitent les politiques europĂ©ennes depuis vingt ans. Derrière le pacte budgĂ©taire, il y a la puissance des marchĂ©s financiers, derrière la question de la dette, il y a celle du capital.
Au Luxemburg, seuls les Verts ont pour le moment prĂ©sentĂ© une critique en profondeur du traitĂ© intergouvernemental et de certains aspects de la logique sur laquelle il se base. « La version la plus rĂ©cente du texte ne reprĂ©sente toujours pas une bonne approche », a constatĂ© le dĂ©putĂ© europĂ©en Claude Turmes lors de la confĂ©rence de presse vendredi dernier. « La politique d’austĂ©ritĂ© aveugle n’est nullement Ă©quilibrĂ©e par des dĂ©cisions sur des investissements en Europe et des perspectives offertes aux pays en situation de crise extrĂŞme. » Turmes estime que pour rembourser leurs dettes, les pays fortement endettĂ©s, y compris l’Italie et l’Espagne, doivent bĂ©nĂ©ficier de taux d’emprunt de cinq pour cent ou moins. « Pour cela, il faut enfin mettre en place les eurobonds, sinon la tentative de freiner l’endettement public conduira au dĂ©mantèlement social. »
La proposition des eurobonds, formulĂ©e notamment par Jean-Claude Juncker et combattue par Angela Merkel – et, d’après les Verts, par Luc Frieden – permettrait de protĂ©ger les finances publiques des pays membres contre des accès soudains de panique sur les marchĂ©s. Cela permettrait un retour Ă la situation des annĂ©es 2000 : des taux d’intĂ©rĂŞts bas qui rendent le poids des dettes publiques supportable.
En effet, comme pour les entreprises, quand un emprunt public arrive Ă Ă©chĂ©ance, il est en gĂ©nĂ©ral remplacĂ© par de nouvelles dettes Ă peu près Ă©quivalentes. Si les intĂ©rĂŞts sont faibles, cela ne pose pas de problème, mais si, pour les nouveaux emprunts, les taux augmentent plusieurs annĂ©es de suite, la part du budget que le pays doit consacrer au service de la dette augmente aussi. L’explosion des dĂ©ficits publics dans le contexte de la crise a conduit les marchĂ©s Ă mettre en doute les capacitĂ©s de remboursement de certain pays et Ă augmenter brutalement les taux d’intĂ©rĂŞt. C’est ainsi que des niveaux de dette jugĂ©s supportables durant une dĂ©cennie sont devenus difficiles Ă gĂ©rer. Ainsi, le taux d’intĂ©rĂŞt auquel les marchĂ©s accorderraient un crĂ©dit Ă la Grèce a dĂ©passĂ© les 30 pour cent, ce qui est Ă©videmment prohibitif.
Depuis le dĂ©but de la crise grecque, ce pays a donc dĂ» faire appel au FMI et Ă ses partenaires pour couvrir ses prĂŞts arrivĂ©s Ă Ă©chĂ©ance Ă des taux raisonnables. Les eurobonds gĂ©nĂ©ralisent ce principe : Ă©mis et garantis par l’ensemble des pays membres, ils permettent de lever de l’argent frais Ă des taux favorables, pour le prĂŞter ensuite aux pays en difficultĂ© Ă des taux corrects. Si cette proposition a un cĂ´tĂ© solidaire, elle ne fait que s’accomoder du pouvoir des marchĂ©s. La garantie partagĂ©e entre les pays implique Ă©galement que les conceptions de discipline budgĂ©taire soient partagĂ©es. En l’occurence, les pactes de stabilitĂ© successifs, puis le traitĂ© intergouvernemental en gestation permettent de remplir cette condition – en optant malheureusement pour une vision très monĂ©tariste de la politique budgĂ©taire.
Sortir des sentiers battus
Notons aussi que les Verts se rĂ©fèrent allègrement au « pacte de dĂ©sendettement » (« Schuldentilgungspakt ») proposĂ© par le Sachverständigenrat Wirtschaft conseillant le gouvernement allemand. Or, ce pacte vise explicitement Ă Ă©viter la mise en place d’eurobonds, qui donneraient une trop grande latitude de financement aux yeux de ces dragons de vertu anti-inflationnistes. Evidemment, de telles solutions sont « moins pire » que le pacte budgĂ©taire actuel, dĂ©pourvu de toute contrepartie institutionnelle en termes de mĂ©canismes de solidaritĂ©. Mais en s’accomodant de la puissance des marchĂ©s, sont-elles vraiment Ă la hauteur d’une crise qui est systĂ©mique ?
A dĂ©faut de mettre en question le principe de la rigueur au niveau des budgets des Etats membres, les Verts sont favorables Ă une politique de relance orchestrĂ©e par la Banque europĂ©enne d’investissement (BEI). Claude Turmes rappelle qu’en 2009, son budget avait Ă©tĂ© augmentĂ© jusqu’Ă 85 milliards, ce qui avait permis de dĂ©velopper les Ă©nergies renouvelables, mais aussi de sauver l’industrie autombile europĂ©enne. « En 2012, son budget est rĂ©duit Ă 50 milliards, de peur que les agences de notations lui enlèvent son triple A », s’insurge-t-il. Il propose mĂŞme que la BEI puisse emprunter auprès de la Banque centrale europĂ©enne (BCE) au mĂŞme taux que les banques privĂ©es – un pour cent : en accordant ensuite des prĂŞts Ă des pays comme la Grèce, elle faciliterait les investissements indispensables pour qu’ils retrouvent la croissance.
C’est l’adoption de mesures de relance de ce type et de mesures fiscales, sur lesquelles nous reviendrons, qu’exigent les Verts pour se rallier au traitĂ© intergouvernemental lorsqu’il devra ĂŞtre adoptĂ© par la Chambre. Le leader vert François Bausch a fustigĂ© l’attitude des gouvernants, peu soucieux des injustices engendrĂ©es : « Il faut sortir des sentiers battus, car cette approche-lĂ ne tient pas la route. » Pourtant, n’avait-il pas Ă©noncĂ© peu auparavant que le principe de s’endetter le moins possible Ă©tait juste, et que « Le mieux, c’est de ne pas faire de dette du tout. » Sur ce point, les Verts hĂ©sitent dĂ©cidĂ©ment Ă sortir du sentier battu, qui est une vĂ©ritable autoroute du mainstream politique. Leur souci revigorĂ© de justice sociale n’a pas encore remis en question une doctrine Ă©conomique marquĂ©e par 15 ans de libĂ©ralisme – un pied posĂ© Ă gauche, leur tĂŞte reste tournĂ©e vers la droite.
Cela ne les a pas empĂŞchĂ© d’organiser une confĂ©rence « La crise de l’euro : dĂ©cryptage et remèdes » avec Christian Chavagneux, rĂ©dacteur en chef adjoint de la revue Alternatives Ă©conomiques. Cette publication, Ă contre-courant de la pensĂ©e unique libĂ©rale depuis sa fondation, accueille dans ses colonnes des Ă©conomistes aussi divers que Michel Aglietta, rĂ©gulationniste modĂ©rĂ© et Michel Husson, rĂ©solument marxiste. Qu’il s’agisse des privatisations, des politiques redistributives ou de la question des retraites, la revue se retrouve plutĂ´t du cĂ´tĂ© de la gauche radicale, sans verser pour autant dans le dogmatisme.
Dédramatiser dette et inflation
En ce qui concerne la dette, un hors-sĂ©rie d’Alternatives Ă©conomiques vient d’y ĂŞtre consacrĂ©. Ni les mises en perspectives historiques, ni les analyses de la situation actuelle ne prĂ©sentent l’endettement comme un mal en soi. Par contre, la revue critique depuis longtemps le fameux article 123 du traitĂ© de Lisbonne, dĂ©jĂ prĂ©sent dans le traitĂ© de Maastricht, qui interdit Ă la BCE de prĂŞter de l’argent aux pays membres. Ainsi, on lit dans le numĂ©ro de novembre dernier : « La fragilitĂ© des Etats de la zone euro face aux marchĂ©s financiers vient de ce qu’ils s’endettent dans une monnaie qu’ils ne contrĂ´lent pas. » L’euro n’est en effet pas leur monnaie nationale, « au contraire des Etats-Unis, du Royaume-Uni ou du Japon, dont les Etats peuvent toujours, en dernier recours, se tourner vers leur banque centrale pour se financer ».
L’abolition de l’article 123, exigĂ© Ă l’Ă©poque par l’Allemagne, changerait la donne dans l’affrontement entre zone euro et marchĂ©s financiers. En effet, le fonds de stabilitĂ© et les eurobonds sont des armes destinĂ©es Ă impressionner les spĂ©culateurs, mais dont le calibre risque d’ĂŞtre insuffisant. Le recours Ă la banque centrale par contre constitue une sorte d’artillerie ultra-lourde, avec une rĂ©serve de cartouches potentiellement illimitĂ©e. Bien entendu, cela revient Ă augmenter la masse monĂ©taire, et donc le taux d’inflation. Mais Alternatives Ă©conomiques, au contraire de la plupart des acteurs politiques allemands et luxembourgeois, ne considère pas l’inflation comme le mal absolu, mais comme un phĂ©nomène Ă©conomique parmi d’autres. Dans le hors-sĂ©rie sur la dette, un des articles envisage que « l’inflation dĂ©rape quelque peu, passant par exemple de 2 % Ă 4 % dans l’ensemble de la zone euro ». Cela entraĂ®nerait alors que, « Ă fiscalitĂ© et croissance inchangĂ©es, la dette diminuerait en termes rĂ©els (c’est-Ă -dire en pouvoir d’achat) de 2 % ».
Cela dit, la revue ne glorifie ni les dĂ©ficits budgĂ©taires, ni l’inflation. « La dĂ©pense publique n’est pas en soi vertueuse », pouvait-on y lire aussi. Selon la revue, elle doit servir soit Ă se substituer aux dĂ©penses privĂ©es, soit Ă produire une utilitĂ© publique supplĂ©mentaire – tout en veillant Ă ce que cette dĂ©pense soit efficace. Quant Ă l’inflation, le principal risque est qu’elle dĂ©gĂ©nère en hyperinflation – mais quatre pour cent, cela reste maĂ®trisable Ă tous les Ă©gards. Enfin, la revue met un grand bĂ©mol Ă l’abolition de l’article 123. Elle considère qu’un accès illimitĂ© aux liquiditĂ©s de la BCE risquerait, comme l’avancent les libĂ©raux orthodoxes, d’inciter les gouvernements au laxisme budgĂ©taire. Pour Ă©viter cela, il faudrait « un contrĂ´le très strict sur les finances publiques des Etats membres ». Ce qui conduirait Ă une sorte de fĂ©dĂ©ralisme budgĂ©taire, pas forcĂ©ment synonyme de politiques d’austĂ©ritĂ©, mais certainement difficile Ă mettre en oeuvre sur le plan institutionnel.
La rigueur budgĂ©taire visant Ă Ă©quilibrer les budgets publics dès 2014 est vivement critiquĂ©e par Alternatives Ă©conomiques, parce que mortelle pour la croissance. De manière gĂ©nĂ©rale, on favorise l’approche keynĂ©sienne selon laquelle il faut que les Etats s’endettent sans retenue en situation de crise. Bien entendu, cette relance doit se combiner, dans la mesure du possible, avec des investissements « verts » – autre sujet de prĂ©dilection de la revue. Relevons enfin une proposition très intĂ©ressante publiĂ©e dans la revue-soeur « L’Ă©conomie politique » de novembre. L’article « Mettre la crĂ©ation monĂ©taire au service de la transition Ă©cologique, Ă©conomique et sociale » soutient la crĂ©ation de monnaie dans un esprit keynĂ©sien, mais propose de l’affecter directement Ă des investissements jugĂ©s socialement et Ă©cologiquement utiles. Sans ce « flĂ©chage », les banques privĂ©es bĂ©nĂ©ficieraient des nouvelles liquiditĂ©s et n’investiraient guère dans le durable mais plutĂ´t dans la spĂ©culation.
Qu’ils paient pour leur crise !
Si, en situation de crise, financer toutes les dĂ©penses jugĂ©es utiles par un endettement parait acceptable, ce n’est pas le cas en situation normale. Certes, l’endettement peut se justifier pour des dĂ©penses uniques dont on attend des retombĂ©es positives. Mais quand le secteur public prend en charge de nouvelles activitĂ©s, il convient de couvrir les dĂ©penses affĂ©rentes par des recettes fiscales nouvelles. Ainsi, l’introduction de l’assurance dĂ©pendance au Luxembourg a donnĂ© lieu Ă une cotisation sociale supplĂ©mentaire. De mĂŞme, on pourrait voir dans l’abolition des avantages fiscaux pour les enfants une contrepartie de la mise en place d’un système de crèches et de maisons-relais financĂ© par l’Etat. Le financement d’autres projets comme l’amĂ©lioration de la formation ou la promotion des Ă©nergies renouvelables pourraient se faire par des impĂ´ts supplĂ©mentaires – une idĂ©e un peu passĂ©e de mode cependant.
Les Verts ont le mĂ©rite de la remettre sur la table : « Pourquoi parle-t-on toujours de rĂ©duire les dĂ©penses et jamais d’augmenter les recettes », a demandĂ© François Bausch vendredi dernier. « Un Etat qui se donne des objectifs ambitieux en matière de dĂ©penses sociales, d’infrastructures de transport et de nouvelles technologies a besoin d’argent. » Depuis de longues annĂ©es, Bausch critique les baisses d’impĂ´ts des gouvernements successifs et y voit une des raisons des baisses des recettes fiscales.
Ainsi, les Verts se prononcent en faveur d’une Ă©cologisation du système d’impĂ´ts luxembourgeois, combinĂ© avec une progression renforcĂ©e des impĂ´ts directs. Au-delĂ du cadre national, ils rĂ©clament l’introduction de la taxe sur les transactions financières, telle que proposĂ©e par la Commission europĂ©enne et soutenue par les gouvernements français et allemand. « Dans un exprit de justice sociale il est important que les opĂ©rateurs financiers soient mis Ă contribution », a argumentĂ© Claude Turmes. Il estime que la mise en oeuvre d’une telle taxe au sein de la zone euro est faisable sans effets nĂ©gatifs : « Si on intègre correctement le principe de rĂ©sidence, les acteurs actifs dans la zone ne pourront pas y Ă©chapper en dĂ©localisant vers une autre place financière. »
L’appui des Verts Ă cet impĂ´t fĂ©tiche de l’altermondialisme surprend peu. Sur un autre point, le parti a clarifiĂ© sa position : la fiscalitĂ© des revenus de capitaux. Les Verts sont dĂ©sormais ouvertement favorables au principe de l’Ă©change automatique d’information, Ă©tendu Ă l’ensemble des pays de l’OCDE. Rappelons que le Luxembourg a jusqu’ici conservĂ© son secret bancaire et doit juste appliquer une retenue Ă la source. Cela encourage l’Ă©vasion fiscale, puisqu’on peut toucher ses intĂ©rĂŞts au Luxembourg en payant un taux de 35 pour cent au lieu de l’impĂ´t sur le revenu normal.
« Afin d’assurer des rentrĂ©es d’impĂ´ts dans les pays europĂ©ens, nous avons besoin d’un pacte fiscal », a expliquĂ© François Bausch. Une intĂ©gration Ă©conomique sans intĂ©gration des politiques fiscales ne serait Ă son avis pas tenable. « Les possibilitĂ©s d’Ă©vasion fiscale constituent une injustice flagrante, alors qu’on explique au citoyen lambda qu’il doit contribuer sa part pour surmonter la crise. »
La position des Verts (en allemand) : www.deigreng.lu
« La crise de l’Euro : DĂ©cryptage et remèdes », confĂ©rence avec Christian Chavagneux, mercredi 1er fĂ©vrier Ă 20h au CarrĂ© Rotondes, 1, rue de l’AciĂ©rie, Luxembourg-Hollerich

