Les combattants et combattantes de jadis n’étaient pas au rendez-vous. Pourtant, l’Association Solidarité Luxembourg-Nicaragua avait invité à une manifestation intéressante : la présentation du mémoire de Charles Roemer sur les comités de solidarité politique belges et luxembourgeois avec la révolution sandiniste de 1979. L’étudiant à l’ULB a analysé le rôle de ces comités qui s’intégraient dans un mouvement international de soutien à cette dernière révolution ayant trouvé l’appui actif de la gauche. Au Luxembourg comme dans d’autres pays, des brigades de solidarité partaient vers le Nicaragua, non pour se joindre – à l’image de la guerre d’Espagne – à la lutte armée contre la Contra soutenue par les Etats-Unis, mais pour participer à la cueillette du café ou d’autres produits agricoles. Si donc le cercle de discussion était restreint – les dissensions de jadis au sein du comité sont-elles encore vivantes ? – des questions intéressantes ont été soulevées. Pourquoi le mouvement international s’est-il si vite dissipé après la défaite sandiniste aux élections de 1990 ? Pourquoi le comité luxembourgeois a-t-il survécu ? Les brigadistes étaient-ils et elles des révolutionnaires critiques ou leur activisme n’était-il qu’une expérience petite-bourgeoise ? Par rapport au mouvement des « Indignés », l’ancien permanent Jean Kayser a conclu : « Nous sommes partis pour changer le monde, et eux restent pour le changer. » Si l’histoire du comité semble fascinante, son destin est irrévocable : on fermera boutique après la fin des projets encore en cours.
Manifestation de réfugié·es syrien·nes : « No delays any more ! »
Une centaine de réfugié·es syrien·nes ont manifesté leur mécontentement ce mercredi devant la Direction de l’immigration. Iels dénoncent les retards pris lors du traitement de leurs demandes d’asile et l’incertitude prolongée qui en résulte.

