Migration : My Home is my Foyer

von | 16.02.2019

Fin 2018, 1.338 bénéficiaires de protection internationale vivaient toujours dans les foyers d’accueil.

Photo : Pixabay

« À l’obtention du statut de protection internationale, les bénéficiaires de protection internationale (BPI) sont encouragés à se procurer un logement privatif personnel grâce au RMG dont ils disposent désormais », peut-on lire dans une brochure de l’Office luxembourgeois de l’accueil et de l’intégration (Olai). Et aussi : « En attendant qu’ils puissent quitter les foyers, les BPI doivent payer une participation pour leur logement en foyer. »

Au cours des dernières années, le nombre de BPI vivant toujours dans les foyers d’accueil n’a cessé d’augmenter : de 337 en 2016 à 1.338 fin décembre 2018. Si bien que dans la majorité des communes, leur nombre est supérieur, parfois notablement, à celui des demandeurs-euses de protection internationale (DPI). Cela est particulièrement vrai pour des communes comme Luxembourg (330 BPI contre 178 DPI), Sanem (201 contre 61) ou encore Diekirch (175 contre 106). Ailleurs, les BPI sont minoritaires, comme à Mersch notamment (11 sur 173) ou encore à Schifflange (1 sur 11). En tout, 2.377 personnes vivaient dans des structures dédiées à l’accueil de réfugié-e-s au Luxembourg au 31 décembre 2018.

Entre 450 et 650 euros

Le logement dans une structure d’hébergement est gratuit pour les DPI. De ces 58 structures de l’Olai, 24 sont gérées paritairement par la Croix-Rouge (qui s’occupe également du primo-accueil, où les DPI sont logé-e-s durant les six à huit premières semaines de leur arrivée sur le territoire) et la Caritas. Un-e DPI peut résider dans une structure d’accueil tout au long de sa procédure. S’il ou elle poursuit une activité rémunérée et séjourne dans une structure d’accueil de l’Olai, il ou elle est dans l’obligation de participer aux frais d’hébergement.

La même chose est vraie pour les BPI disposant du RMG et qui, en attendant qu’ils puissent quitter les foyers, doivent payer une participation pour leur logement. En moyenne, ils ou elles versent ainsi entre 450 et 650 euros à l’État tous les mois. Le montant exact de cette indemnité est échelonné en fonction de la composition du ménage (allocations familiales) et du salaire de la personne concernée. L’indemnité est la même pour toutes les structures, précise le gouvernement.

Pour les logements loués par la commune auprès de propriétaires-bailleurs privés, l’État prend en charge la différence entre le montant du loyer négocié dans le contrat de bail et le prix de la mise à disposition, comme le précise l’Olai sur son site*. L’État participe également à la prise en charge des frais de gestion des logements loués. Les logements sont mis à disposition paritairement aux BPI et aux personnes éligibles à des aides au logement locatif à la recherche d’un logement.

Un-e BPI peut également être hébergé par une personne privée. Au cas toutefois où la colocation s’avérerait insatisfaisante, un retour au foyer est impossible.

* la dernière partie de cette phrase manquait dans la version papier de cet article. Nous vous prions de bien vouloir nous en excuser.

 

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