CINEMA REGIONAL: Que du cinéma!

Le cinéma Ariston à Esch-sur-Alzette va renaître de ses cendres. C’est du moins ce que promettent ses nouveaux locataires.

Quand les exploitants font leur cinéma entre eux, les salles restent vides. Entretemps
l’Ariston attend sa renaissance promise. (photo: Christian Mosar)

L’histoire du cinéma Ariston est à l’image de la ville d’Esch: toujours prête à rebondir sur ce qu’on croyait établi. Construit et fondé en 1962 par les oeuvres paroissiales Sacré-Coeur, l’Ariston a d’abord été un cinéma „normal“ de l’époque – conçu aussi comme un moyen d’éducation populaire. Mais il a vite connu le même déclin que la ville d’Esch pendant les difficiles années 1970. mehr lesen / lire plus

ARCELOR: Ballet ou roulette russe?

Le coup de théâtre de la fusion probable Arcelor/SeverStal a remis en question la stratégie Mittal. Il demeure néanmoins important de savoir avec qui Arcelor veut s’unir pour résister à l’appétit du numéro un mondial de l’acier.

Décidément, le monde de la grande finance a de quoi surprendre même les plus avertis. Afin de parer l’offre hostile de Mittal Steel, Arcelor se jette dans les bras d’un obscur oligarque. Alors que tout le monde savait que le management du géant luxembourgeois cherchait du côté russe, l’alliance avec SeverStal a provoqué l’effet attendu: remettre en cause l’offre de Mittal. Parions au moins qu’en apprenant la nouvelle, Lakshmi Mittal a perdu son éternel sourire et grincé des dents. mehr lesen / lire plus

PUNK: Révolution professionnelle

Depuis une bonne vingtaine d’années le Luxembourg dispose d’une minuscule scène punk. Cette scène qui fût d’abord très engagée politiquement, est en train de connaître la relève d’une nouvelle génération.

Le public lors d’un concert organisé par Ashcan Records. Le mouvement punk est devenu plus populaire, mais aussi moins radical. (photo: Ashcan Records)

Pour commencer, un peu d’histoire. C’est vers le début, milieu des années 80 que naît la scène punk luxembourgeoise – avec ce petit retard habituel que le pays semble accuser dans toutes les mouvances culturelles. Communément, tout le monde tombe d’accord pour dire que le berceau de ce mouvement fût la Kulturfabrik à Esch-Alzette – alors un ancien abattoir squatté – le terrain d’expérimentation pour des groupes comme les Rotzbouwen, Toxkäpp, Subway Arts, Wounded Knee et autres. mehr lesen / lire plus

LUXEMBOURG 2007: Kropemann, le frontalier

Les grandes lignes de „Luxembourg et Grande Région – capitale culturelle européenne 2007“ sont désormais connues. Mais qu’en est-il des petits projets?

Veut dissoudre les frontières entre le Luxembourg et la Belgique, en les intégrant dans un projet artistique: le galeriste Frank Gerlitzki.

La petite galerie de Frank Gerlitzki n’a vraiment pas l’air d’un de ces lieux de haute culture d’où partent les projets grandiloquents. Et pourtant dans cet ancien magasin dont les murs montrent désormais de l’art et non plus de la marchandise ordinaire, réside entre autres un concept qui va comme un gant à l’année culturelle en préparation. „Le calendrier des migrations“, c’est le nom d’un projet qui va durer toute l’année culturelle. mehr lesen / lire plus

MAHO MAEDA: Infiltration artistique

Un oeuf, dirait-on, sur fond rouge. Croquée avec des gros traits, mais non dépourvue de grâce, cette forme ovoï de est bien la seule fermée qu’on trouvera dans l’exposition de Maho Maeda à la galerie Frank Gerlitzki. La jeune artiste originaire du Japon et actuellement étudiante à la Kunstakademie de Düsseldorf, se fie à ses intuitions lorsqu’il s’agit de composer ses tableaux et petites installations. „Avant de peindre, je compose des sons dans ma tête“, décrit-elle sa façon de procéder. Et comme les sons dépassent parfois le cadre de l’ouï e, les lignes filigranes omniprésentes dans ses tableaux dépassent de temps en temps le cadre préfixé. mehr lesen / lire plus

ACRIMED: Partie de campagne

Vous vous rappelez le temps des campagnes pro-référendaires? Oui, ces moments où vous hésitiez le matin à ouvrir votre boîte aux lettres, de peur d’y trouver un député, caché là afin de vous persuader des bienfaits de la Constitution européenne. Faute de moyens, une analyse approfondie de cette propagande n’a pas été faite au Luxembourg – alors que les spots luxembourgeois à la radio ont pu être comparés à la propagande nazie dans le journal allemand Handelsblatt. En France pourtant, ce travail de fond a été accompli par Antoine Schwartz et Henri Maler de l’Observatoire des médias Acrimed. Intitulé Médias en campagne – Retours sur le référendum de 2005, ce petit livre retrace les dérives des commentateurs de la radio-télévision et de la presse française. mehr lesen / lire plus

MUDAM: Hors du frigidaire

Le Mudam, ouvrira enfin ses portes au public
le 2 juillet. L’occasion pour le woxx de s’entretenir avec Marie-Claude Beaud, sa directrice.

Le Mudam commence à prendre des contours. Tout comme sa directrice, croquée ici par le peintre Jean-Christophe Massinon.

woxx: Quel est le rôle d’un musée d’art moderne, excepté celui d’exposer des tableaux et autres objets abstraits?

Marie-Claude Beaud: Dans une cité il y toujours des lieux incontournables, et le musée en fait partie. C’est le cas toujours, du trésor des Athéniens jusqu’au Guggenheim. C’est pourquoi, le mot musée garde toujours une notion de frigidaire, si l’on veut. Il a forcément une connotation vieillote et poussiéreuse. mehr lesen / lire plus

PHILIPPE BENICHOU: L’Art de l’Amitié

De deux choses l’une: soit on prend les peintures de Philippe Bénichou pour des oeuvres de génie subliminales, assez proches d’un art brut très suggestif, soit on est amené à penser qu’un gamin de cinq ans pourrait faire mieux en s’amusant avec Microsoft Paint. En tout cas l’exposition à La Galerie vis-à-vis de la gare de Luxembourg-Ville, ne laisse pas indifférente. Evoquant à la fois Jackson Pollock par les éclaboussures de peinture et le résultat d’un workshop de peinture sur vernis pour retraités, les oeuvres de Bénichou posent au spectateur la vieille question: est-ce encore de l’art? Dans
l’univers artistique post-tout du anything goes, cela pourrait passer pour de la provocation, tant les couleurs rose-bonbon-kitsch de certaines compositions semblent loin de toute initiative sérieuse de réalisation. mehr lesen / lire plus

INTERMITTENT-E-S: Le bout du rouleau?

L’industrie luxembourgeoise du cinéma sombrerait dans une crise, en tout cas c’est ce qui se dit dans les milieux. Qu’en est-il sur le terrain?

Fleuron national ou machine à précarité? L’industrie cinématographique fait rêver les communicants, tandis que pour les intermittents, le rêve peut aussi devenir un cauchemar.

Etre la sécrétaire particulière de Demi Moore doit être un job qui paie bien. Du moins dans la réalité. En ce qui concerne le domaine de la fiction, les différences sont palpables.

Claire Thill est une jeune actrice, et lorsque la boîte de production lui a proposé le rôle de la sécrétaire de Demi Moore dans son dernier film tourné au Luxembourg, dans le cadre d’une de ces co-productions dont notre industrie cinématographique nationale est si friande, elle n’a pas hésité une seule seconde. mehr lesen / lire plus

CINEMA: L’hydre à quatre têtes

Romanzo Criminale est une grande saga italienne, pleine de violence, d’amour et de haine. En même temps, le film tente d’expliquer la situation actuelle sur la Péninsule.

Ils vont se revoir plus d’une fois, avant que l’un deux ne finisse derrière les barreaux: le mafieux et le commissaire.

Impossible de résumer ce film. Tant les ramifications sont fastueuses, et les intrigues compliquées. En cela,
Romanzo Criminale correspond à cent pour cent à son sujet: la mafia, elle aussi une vraie poulpe aux interconnections inextriquables.

Mais le film de Michele Placido, qui se base sur un
roman du même nom, est bien plus qu’une mise à plat du complexe phénomène mafieux. mehr lesen / lire plus

EXPOSITION CONTEMPORARY YOUTH: Spritz!

Endlich hat einer es gewagt! Jemand hat sich in der Galerie QG Salzinsel in der Kulturfabrik, das Gehirn rausgeblasen und an die Wände gespritzt. Das Resultat lässt sich durchaus sehen: Fotoserien, Installationen, Videos und Bilder. Nicht alles von guter Qualität, nicht alles überzeugt auf den ersten Blick. Wer sich die Namen der Künstler ansieht, dem wird nach einigem Rätselraten klar, dass diese nur Anagramme eines einzigen Namens sind. Max Thommes, heißt der Künstler, der das Publikum gezielt in die Irre führt. Denn schon der Titel Exposition Contemporary Youth, lässt auf alles schliessen aber nicht auf den Scherz eines narzisstischen Jungspunds. Allein die situationnistisch anmutende Idee, verschiedenste Disziplinen in einem Raum zu vereinen und vorzugeben, es handele sich um viele Künstler macht den Besuch dieser Ausstellung wert. mehr lesen / lire plus

MUSIKBAR: Na, macht es klick?!

An diesem Freitag wird das Nachtleben von Luxemburg-Stadt Nachwuchs erhalten. d:qliq, nennt sich die neue Alternative zu dem schon breit gefächerten Angebot für Partygänger.

Haben noch viel herumzuschleppen: Fred und Manu
aus dem d:qliq.

Die weißen Lieferwagen stehen Schlange in der engen Heilig-Geist-Gasse, nicht weit entfernt vom nationalen Geschichtsmuseum. Jeder einzelne liefert noch mehr braune Pakete in das – von außen klein anmutende – Lokal, und hetzt schnell weiter, ehe der Nächste in der Reihe hupt. Gerade rechtzeitig zum Termin erscheint Fred Baus, einer der beiden Initiatoren des Projektes mit einer Ladung Paletten, die aus den Stocks eines bekannten Supermarkts
stammen. mehr lesen / lire plus

COMMUNICAUTION: This Monkey is an Artist

Winged Skull Records/Fond Of Life Records, 10 €

Akustisches Trinken

(lc) – Und noch eine akustische Gitarre und wieder ein Solo-Projekt … Aber wo andere dieses Instrument wegen des Klangs benutzen, um altes Liedgut wieder aufleben zu lassen, setzt Communicaution auf lebendiges und frisches Geschrammel, bei dem alles auf die Stimmung ankommt und man besser nicht zuviel auf die Details hören sollte. Zumindest auf die instrumentellen, denn textlich hat This Monkey is an Artist einiges zu bieten. Zum Beispiel ein paar der wenigen Drei-Akkorde-Songs über übermäßigen Alkoholgenuss, die nichts mit dem genreüblichen Prolo-Punk-Gebrüll zu tun haben. Die Einflüsse – die übrigens praktischerweise im Booklet gleich mitgeliefert werden – reichen von Dylan und Cash bis hin zu Punk- und Hardcore-Legenden wie Black Flag und Operation Ivy. mehr lesen / lire plus

PASCALE SEIL: Le souffle créateur

L’espace Muséal expose les sculptures de Pascale Seil. Le travail de cette artiste se situe entre plusieurs frontières: d’une part entre celle qui oppose tradition et modernité – le souffleur de verre appartenant plutôt au régime du nostalgique, tandis que les oeuvres en question ici tendent plutôt vers une réinterprétation moderne – et de l’autre entre celle de l’artiste et de l’artisan. Car la sculpture en verre revêt toujours un aspect pratique, et ne serait-ce que pour en faire une belle décoration dans un salon renové. D’autant plus que la création elle même introduit une dimension physique beaucoup plus importante que dans les autres disciplines des arts plastiques. mehr lesen / lire plus

www.disagreement.net: Nicht (immer) einverstanden

Schon seit 1991 sind die beiden Brüder Pascal und Lex Thiel nicht mit allem einverstanden was sich im luxemburgischen Musikunderground tut. Damals gaben sie erstmals ein Fanzine namens Disagreement heraus, das seit 1999 auch im Internet unter www.disagreement.net zu finden ist. So mancher Musiker aus der Szene klickt sich bangen Blickes durch die Konzertkritiken um herauszufinden ob die beiden ihn nun für gut befunden haben oder eben nicht. Auf der Seite finden sich nebenbei eine ganze Reihe Plattenrezensionen auch von einheimischen Bands, oft aber werden exotischere Acts besprochen die man ohne die beiden wahrscheinlich nie kennengelernt hätte. Dazu gibts noch einen sehr kompletten Konzertkalender für Luxemburg und Umgebung und eine Linkliste, die alle Bands beinhaltet die für tragbar befunden wurden. mehr lesen / lire plus

TELECHARGEMENT: Toile sociale

A l’occasion de la journée mondiale de la propriété intellectuelle, le 26 avril, il est temps de considérer les nouvelles alternatives aux droits d’auteurs anciens et rigides.

Ne détâche que rarement les yeux de l’écran. Laurent Kratz est un des chefs de la plateforme Jamendo.

Ne détâche que rarement les yeux de l’écran. Laurent Kratz est un des chefs de la plateforme Jamendo.

„Plus les répressions contre ceux qui téléchargent illégalement sont radicales et draconiennes, mieux c’est pour nous“, ironise Laurent Kratz, le CEO de Jamendo. Cette petite start-up luxembourgeoise mais gérée par des français, a installé ses bureaux dans les couloirs du Technoport „Schlassgoart“ à Esch-sur-Alzette, véritable ruche d’abeilles „néolibérales“, si l’on veut. mehr lesen / lire plus

GREGOR SCHNITZLER: Die Wolke

Die Verfilmung des Jugendbuchs von Gudrun Pausewang hätte auch einen Fernsehabend füllen können. Die Vorlage wurde weitgehend respektiert, nur hat man eine Liebesgeschichte eingesponnen um die SoapliebhaberInnen nicht zu vergrätzen. Die vielen „gut“ platzierten Anti-Atom-Slogans beweisen leider, dass deutsches Kino schlecht ohne Moralkeule auskommt. Der Gedanke, dass Cattenom nur wenige Kilometer von Luxemburg entfernt liegt, bleibt trotzdem bedrückend. mehr lesen / lire plus

ESCH 2006: Wie man in die Stadt ruft …

Paul Kuffer, Koordinator der Jahrhundertfeier in der Minettemetropole, über Konzepte, Kommunikationsschwierigkeiten und Nachhaltigkeit in Esch.

Paul Kuffer fehlt es an Reaktionen von den Escher Bürgern.

woxx: Herr Kuffer, wenn man so durch Esch spaziert, merkt man relativ wenig davon, dass die Stadt hundert Jahre feiert. Gibt es gerade keine Events, oder lieben Sie es eher diskret?

Paul Kuffer: Das ist bei Weitem nicht das erste Mal, dass ich diese Bemerkung höre. Ich will hier bloß dran erinnern, dass im Vergleich die Festlichkeiten zum fünfzigsten Geburtstag der Stadt im Ganzen nur fünf Wochen gedauert haben. Wir feiern ja auch nur einen Geburtstag, das heißt den 29. mehr lesen / lire plus

KONSCHTKESCHT: Névrose sur rue

La „Konschkëscht“, ou, plus précisément, son antenne eschoise située dans la rue de l’Alzette, propose chaque mois les travaux d’un artiste vidéaste différent. En avril, les passants
peuvent se perdre dans les travaux de Philippe Gruber. Se perdre dans le sens où les travaux de ce jeune luxembourgeois reflètent un monde intérieur angoissant. Mais c’est surtout le spectateur qui est mis dans la situation inconfortable de ne pas pouvoir échapper aux regards du cinéaste. Ainsi la mise en perspective est la marque principale des travaux de Gruber. L’´il du spectateur est – qu’il le veuille ou non – le sujet. Les visions sont en partie véritablement cauchemardesques ou très banales, et on ne peut pas dire laquelle est la pire. mehr lesen / lire plus