Énergie : Le nucléaire, « quoi qu’il en coûte ! »

Déjà première puissance nucléaire civile en Europe, la France veut relancer sa filière par la construction de nouveaux réacteurs et la prolongation de ceux déjà en service. Cette obsession pour l’atome, partagée par d’autres pays, est une gageure alors que le piteux état du parc nucléaire hexagonal en montre les limites et dangers.

Photo : Wiki Commons

À coup sûr, tout ça va coûter « un pognon de dingue » pour un résultat des plus incertains. Le 10 février dernier, en déplacement à Belfort, Emmanuel Macron annonçait la relance de la filière nucléaire française avec pour premier horizon la construction de six EPR2 dont la mise en service est prévue en 2035. mehr lesen / lire plus

Une prison sans condamnés

La nouvelle prison d’Uerschterhaff à Sanem a été inaugurée en grande pompe ce mercredi 30 novembre. Parallèlement, une manifestation organisée sur place par quatre associations en a dénoncé la construction, estimant que « 85 % des personnes actuellement détenues au Luxembourg n’y ont pas leur place ». D’un coût de 170 millions d’euros, l’établissement dispose de 400 places qui s’ajoutent aux 710 déjà existantes à Schrassig et à Givenich. Il sera exclusivement destiné à des hommes en détention préventive. Son ouverture répond ainsi aux exigences des textes internationaux qui préconisent une séparation entre détenus en attente de procès et détenus déjà condamnés. mehr lesen / lire plus

Bénéficiaires effectifs : Transparence : le business contre-attaque

Le grand public n’aura plus accès aux informations sur les plus importants actionnaires des entreprises. Ainsi en a décidé la justice européenne en invalidant une disposition adoptée en 2018 pour lutter contre le blanchiment et le financement du terrorisme. La transparence cède à nouveau le pas à l’opacité en matière d’information financière.

Réunion de grande chambre de la Cour de justice de l’UE qui a invalidé l’accès du grand public au registre des bénéficiaires effectifs. (Photo : Cour de justice de l’Union européenne)

Les juges européens ont asséné un coup de massue à la transparence financière ce mardi 22 novembre. Un arrêt rendu par la Cour de justice de l’Union européenne interdira désormais au grand public d’accéder aux informations sur les bénéficiaires effectifs des sociétés. mehr lesen / lire plus

Traité sur la charte de l’énergie : Un mauvais coup porté aux investisseurs

Le Luxembourg quitte le traité sur la charte de l’énergie (TCE), a annoncé le ministre Déi Gréng Claude Turmes le 18 novembre. Il emboîte le pas à sept autres pays de l’UE, considérant ce traité d’investissement contraire aux objectifs de l’accord de Paris sur le climat. La survie du TCE en devient incertaine. Une bonne nouvelle pour la société civile, qui estime qu’il s’agit d’une « brèche dans les règles de la mondialisation favorables aux investisseurs ».

Une centrale au charbon. Le traité favorise et protège les industries fossiles. (Photo : Wiki Commons)

Sortira ? Sortira pas ? La question a tourné ces dernières semaines avant d’être rattrapée par la rumeur : Claude Turmes, le ministre de l’Énergie, a annoncé le 18 novembre la sortie du Luxembourg du traité sur la charte de l’énergie (TCE). mehr lesen / lire plus

Bénéficiaires effectifs : un gros coup de canif dans la transparence

Le grand public ne pourra plus accéder aux informations sur les bénéficiaires effectifs des sociétés, selon un arrêt rendu mardi 22 novembre par la Cour de justice de l’Union européenne. Cette décision fait suite à l’action d’une entreprise luxembourgeoise dont les actionnaires estimaient que la publication de leurs identités constitue une violation de leur vie privée.

L’accès au registre des bénéficiaires effectifs était bloqué dès mardi après-midi, quelques heures après la publication de l’arrêt de la CJUE.

La grande chambre de la Cour de justice de l’Union européenne a invalidé une disposition de la cinquième directive anti-blanchiment de 2018, qui prévoyait que les informations sur les bénéficiaires effectifs d’une société immatriculée dans l’UE « soient accessibles dans tous les cas à tout membre du grand public ». mehr lesen / lire plus

Le Luxembourg ne veut plus du traité sur la charte de l’énergie

Le Luxembourg sera le huitième État membre de l’Union européenne à quitter le controversé traité sur la charte de l’énergie (TCE), a annoncé vendredi 19 novembre le ministre de l’Énergie, Claude Turmes, à l’issue du conseil de gouvernement.

TCE Energie

Le TCE permet aux multinationales des énérgies fossiles d’attaquer les États prenant des décisions amputant leurs profits. (Zbynek Burival / Unsplash)

« Le Luxembourg sort du Traité de la Charte de l’Énergie (TCE). C’est ce qu’a décidé le Conseil de gouvernement aujourd’hui, sur ma proposition. » Par cette simple déclaration, Claude Turmes a répondu vendredi 19 novembre à la question devenue pressante ces dernières semaines sur le maintien ou non du Luxembourg dans ce traité international d’investissement. mehr lesen / lire plus

Les Luxembourgeois-es et « leur » place financière

Photo : Carlos Muza/Unsplash

Comment les Luxembourgeois-es voient-ils et elles la place financière ? Quelle est leur perception de ce secteur qui draine des dizaines de milliers d’emplois, contribue à hauteur de 25 % au PIB et assure une croissance économique enviable au pays ? C’est à cette question que va tenter de répondre une soirée de conférence-débat intitulée « Wéi versti mir de Finanzsecteur zu Lëtzebuerg », organisée en luxembourgeois aux Rotondes ce jeudi 24  novembre par l’ASTM et Klima-Bündnis. Pour aller au-delà des chiffres communément cités et des scandales fiscaux internationaux qui ternissent régulièrement l’image du Luxembourg à l’étranger, les organisateurs réunissent un panel d’intervenant-es au regard très varié sur ces questions. mehr lesen / lire plus

Fiscalité : Un nouveau deal perdant pour les pays du Sud

L’accord du G7 sur la réforme de la taxation des multinationales pénalisera les pays en développement s’il est adopté en l’état actuel, ont alerté lundi des économistes et responsables gouvernementaux de pays du Sud.

L’économiste indienne Jayati Ghosh plante le décor : « Les pays riches sacrifient l’intérêt mondial aux profits de leurs multinationales. » L’accord fiscal conclu par le G7 n’a rien d’historique, juge-t-elle, à l’instar d’un panel d’universitaires et responsables gouvernementaux, réunis lundi 29 juin en visioconférence pour débattre de la réforme de la fiscalité internationale des entreprises. Leur appréciation est à mille lieues des propos triomphants tenus depuis un mois par les responsables politiques et médias occidentaux, pour lesquels cet accord garantira davantage de justice fiscale et permettra de lutter contre les paradis fiscaux. mehr lesen / lire plus

Liberty Steel (1) : Le péril du « Shadow Banking »

Pour édifier son empire dans l’acier, Sanjeev Gupta a accumulé des dettes colossales, dissimulées par de complexes montages financiers. Au Luxembourg, il a créé une structure opaque pour acheter des entreprises en France. Aujourd’hui, le groupe est au bord de l’effondrement et son démantèlement a commencé. L’affaire illustre la façon dont la finance débridée peut détruire l’économie réelle.

À l’ombre d’un patron insolvable : les salarié-e-s de GFG Alliance traversent une mauvaise passe. (©GFGALLIANCE)

Sur le papier, le projet de Sanjeev Gupta avait tout pour plaire car il promettait un nouvel avenir à la sidérurgie européenne par la production d’un acier vert en circuit court. mehr lesen / lire plus

Liberty Steel (2) : L’État en dernier recours, comme d’habitude

Alors que la pandémie ravive le débat sur la souveraineté 
industrielle européenne, l’effondrement de Liberty Steel met les dirigeant-e-s politiques face à leurs responsabilités. L’État semble déterminé à entrer indirectement au capital du site luxembourgeois, une solution qui reste toujours suspendu au bon vouloir de Sanjeev Gupta, le patron du groupe.

Un ministre de l’Économie qui préfère rester dans le vague : Franz Fayot en discussion avec l’OGBL et le LCGB sur le futur de Liberty Steel à Dudelange.(©MECO)

En quelques semaines, Sanjeev Gupta est passé du statut d’homme providentiel à celui de pestiféré. Quand en 2019, Liberty Steel rachetait six usines européennes à ArcelorMittal, l’homme d’affaires indo-britannique sauvait des milliers d’emplois en proposant un projet industriel séduisant, basé sur la production décarbonée d’acier. mehr lesen / lire plus

Liberty Steel Dudelange : les salarié-e-s attendent le Père Noël

Alors que Sanjeev Gupta met en vente une partie de son groupe sidérurgique en France et au Royaume-Uni, l’avenir de l’usine Liberty Steel à Dudelange reste des plus incertains : trois lignes de production sur quatre sont à l’arrêt, la majeure partie du personnel est en chômage partiel, des cadres démissionnent et les salarié-e-s n’ont pas d’assurance d’être payé-e-s au-delà du mois de mai.

(©GFGALLIANCE)

Pour les 200 employé-e-s de l’usine Liberty Steel de Dudelange, la question la plus pressante est assurément celle des salaires. Jusqu’à quand seront-ils versés, alors que le sidérurgiste fait face à une situation financière catastrophique ? mehr lesen / lire plus

Quel avenir pour Liberty Steel à Dudelange ?

L’avenir de l’usine Liberty Steel à Dudelange sera au centre des discussions de la commission parlementaire de l’Économie qui se réunit ce jeudi 22 avril. La faillite de GFG Alliance, sa maison-mère, n’est plus écartée. Le sauvetage du site luxembourgeois passerait dès lors par un repreneur ou une nationalisation, cette dernière idée faisant son chemin dans plusieurs pays européens où le groupe est implanté.

L’usine d’aluminium de Dunkerque, – encore – propriété de Liberty Steel. (© Liberty Steel)

Peu de monde semble encore prêt à parier sur l’avenir de Liberty Steel. Le sidérurgiste et sa maison-mère GFG Alliance sont au bord de l’effondrement depuis l’annonce, le 8 mars, de la faillite de Greensill Capital, son principal financier. mehr lesen / lire plus

Greensill/GFG Alliance (2) : Un virus providentiel pour Liberty Steel

Greensill Capital était le principal financier de Liberty Steel. La faillite du financier menace l’existence du sidérurgiste, lourdement endetté. Liberty Steel puise largement dans les « aides Covid » pour assurer sa survie, y compris au Luxembourg où il possède une usine à Dudelange.

Sur le site de Liberty Steel à Dudelange, la méfiance et la peur se sont installées. (Photo : Fabien Grasser)

Le rendez-vous prévu ce mercredi matin à proximité immédiate de l’usine Liberty Steel à Dudelange est reporté au dernier moment. Décalé en début d’après-midi sur le parking d’un centre commercial, à quelques kilomètres de là. « C’est plus prudent : des membres de la direction de Liège sont sur le site et passent d’un bâtiment à l’autre », justifie Jean. mehr lesen / lire plus