Exiger une indemnisation financière des promoteurs qui détruisent des biotopes est-il inconstitutionnel ? C’est le soupçon qu’a formulé le duo de choc des questions parlementaires Adehm-Roth, se référant au mécanisme de compensation explicité dans la réforme de la loi sur l’environnement et qui serait déjà appliqué. « Fausse allégation », réplique la ministre Carole Dieschbourg : il ne s’agirait pas de rétributions hors impôts, interdites par la Constitution. Les compensations exigées seraient toujours matérielles et non financières, quitte à ce que le promoteur ait recours au service d’un tiers. Même quand ce tiers est l’État mettant à disposition un pool de mesures compensatoires, cela relèverait du droit privé. Hélas, en renvoyant ainsi à l’école les député-e-s CSV, la ministre révèle un peu plus la véritable nature du mécanisme de compensation, déjà perceptible lors de sa présentation. Elle chante en effet les louanges de la « quantification systématique de la valeur écologique » et se félicite que « la plupart des demandes de destruction de biotopes (…) comportent d’office un calcul [de cette valeur] ». De surcroît, on découvre que l’effet dissuasif de ce mécanisme est faible, puisque les coûts de la compensation représentent moins d’un pour cent du prix final de l’objet construit.
La mémoire coûte plus cher
Les data centers pour l’intelligence artificielle sont gourmands en énergie et en eau, laissant présager de sérieuses tensions sur la disponibilité de ces ressources si les investissements se poursuivent au rythme actuel. Le Statec relève un autre effet pervers du développement de l’IA.

