La Commission de surveillance du secteur financier (CSSF) vient d’infliger une amende de 4,9 millions d’euros à la Spuerkeess en raison de son manque de vigilance dans l’affaire Caritas. Cela représente moins de 0,5 % du chiffre d’affaires de la banque, précise l’organe de régulation dans la décision administrative qu’elle a rendue publique ce 30 juillet. En somme, pas de quoi ébranler sérieusement la Spuerkeess, qui a fait l’objet d’une enquête de la CSSF entre août et décembre 2024. BNP Paribas, autre banque avec laquelle travaillait Caritas, sort en revanche blanchie des investigations menées par la CSSF. La Spuerkeess n’est pas mise à l’amende pour un rôle quelconque qu’elle aurait joué dans la fraude, qui a abouti au détournement de 61,2 millions d’euros, via des milliers de virements effectués en quelques mois. L’organisme de contrôle épingle la Caisse d’épargne pour ses manquements à « ses obligations professionnelles en matière de lutte contre le blanchiment et contre le financement du terrorisme (LBC/FT) ». La CSSF lui reproche notamment « un paramétrage inadéquat de l’outil de détection des opérations suspectes » ou encore « des déficiences dans l’analyse des mouvements atypiques, notamment les transferts sortants simultanés en lien avec des entrées de fonds importantes ». Dans sa décision, la CSSF salue « la pleine collaboration » de la Spuerkeess à l’enquête et les mesures positives qu’elle a mises en œuvre avant même le déclenchement de l’enquête. Encore heureux !
Le personnel médical, une cible militaire
En 2025, 1.981 personnes ont trouvé la mort dans 1.348 attaques contre des installations médicales dans des conflits. Un niveau record et un doublement du nombre de victimes par rapport à 2024, s’alarme Médecins sans frontières (MSF), sur la base de chiffres de l’Organisation mondiale de la santé. Le Soudan est le pays le plus touché, avec...

