C’est, à première vue, une victoire pour le principe de solidarité entre États européens : la Cour de justice de l’Union européenne a rejeté, cette semaine, un recours de la Hongrie et de la Slovaquie qui ne voulaient pas appliquer le plan de répartition obligatoire des réfugiés à travers l’Europe. Mais tandis que le gouvernement slovaque a annoncé vouloir accepter, même à contrecœur, la décision de la plus haute juridiction européenne, le gouvernement hongrois d’Orbán a d’ores et déjà averti que son pays ne s’y plierait pas. Or, la justice européenne ne possède que peu de moyens pour faire valoir ses décisions au cas où un État membre ne les accepterait pas. Le gouvernement hongrois engage donc l’épreuve de force et l’Union européenne risque de perdre ce qui lui reste de crédibilité.
Manifestation de réfugié·es syrien·nes : « No delays any more ! »
Une centaine de réfugié·es syrien·nes ont manifesté leur mécontentement ce mercredi devant la Direction de l’immigration. Iels dénoncent les retards pris lors du traitement de leurs demandes d’asile et l’incertitude prolongée qui en résulte.

