La directive sur le devoir de vigilance des multinationales sera débattue au Parlement européen le 13 octobre. La coalition d’ONG luxembourgeoises Initiative pour un devoir de vigilance (IDV) s’est saisie de cette perspective pour sonder les intentions des six eurodéputé·es du grand-duché sur la suite à donner à ce texte que la Commission européenne, des États membres et le patronat s’échinent à vider de sa substance. La directive, connue sous l’acronyme anglais CSDDD, doit obliger les grandes entreprises à respecter les droits humains et environnementaux dans leurs activités, y compris chez leurs sous-traitants. « L’heure n’est plus aux ambiguïtés : soit on protège les droits humains, l’environnement et le climat, soit on cède aux sirènes de la déréglementation », a énoncé Jean-Louis Zeien, cocoordinateur de l’IDV, lors de la présentation des résultats du questionnaire, le 29 septembre. Les réponses sont sans surprise. Marc Angel pour le LSAP, Charles Goerens pour le DP et Tilly Metz pour Déi Gréng défendent une « approche ambitieuse, préservant l’intégrité de la directive ». À l’opposé, l’ADR Fernand Kartheiser veut l’abandon de la directive, dans une vision qualifiée de « Far West » par l’IDV. Les députées CSV Isabel Wiseler-Lima et Martine Kemp ont, de leur côté, refusé de répondre, reprochant au questionnaire son « format trop tranché ». Est-ce par manque de courage politique ou pour se ménager la possibilité de changer d’avis au dernier moment en fonction du sens du vent, s’interroge l’IDV au sujet des deux élues ? En attendant de savoir, elles décrochent déjà la palme de l’opacité.
Social : L’accalmie… pour l’instant
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