Syndicats, patronat et ministre du Travail ont retrouvé la table du Comité permanent du travail et de l’emploi, ce 4 mars, quelques mois après un clash qui avait vu les organisations de salarié·es claquer la porte de cet organisme tripartite, placé sous l’égide du ministère du Travail. À l’ordre du jour figurait le sujet du travail des personnes handicapées, dont l’importance justifiait, aux yeux de l’OGBL et du LCGB, de ne pas boycotter la réunion. Pour autant, les problèmes ne sont pas résolus, prévient le président du LCGB, Patrick Dury, sur les ondes de RTL. Au centre de la discorde, l’intention prêtée au gouvernement de démanteler le système de négociations des conventions collectives du travail dans les entreprises. Les deux grands syndicats du privé, constitués en un front syndical uni, n’ont toujours pas obtenu l’assurance de conserver la prérogative des négociations et signatures des conventions. Ils dénoncent aussi l’intention du patronat et du gouvernement de vouloir en vider la substance, notamment sur les salaires et le temps de travail. « Les conventions collectives sont le cœur de notre modèle social, qui a permis de surmonter les crises économiques, à l’avantage des salariés et des entreprises », a dit Patrick Dury, jugeant que le gouvernement l’a jeté aux orties. Le président du LCGB est sceptique quant à la relance du dialogue social annoncé il y a quelques semaines par le premier ministre. « Le respect du gouvernement et du patronat pour ceux qui travaillent et pour les syndicats qui les représentent est perdu », tranche Patrick Dury, qui ne fait pas mystère de mécontentement. Ambiance !
Droit du travail dans le monde : de mal en pis
Le droit du travail et les droits syndicaux étaient en recul partout dans le monde en 2025, constate la Confédération syndicale internationale (CSI), dans la treizième édition de son « Indice des droits ». Parmi les indicateurs les plus dégradés, elle pointe une hausse « des violations de la liberté d’expression et de réunion » (dans 50 % des...

