
Le recul des droits est particulièrement alarmant en Europe et en Amérique, d’après la CSI. (Photo : Oscar Brouchot/Unsplash)
Le droit du travail et les droits syndicaux étaient en recul partout dans le monde en 2025, constate la Confédération syndicale internationale (CSI), dans la treizième édition de son « Indice des droits ». Parmi les indicateurs les plus dégradés, elle pointe une hausse « des violations de la liberté d’expression et de réunion » (dans 50 % des pays), une hausse « des attaques violentes dont sont victimes les travailleurs » ou encore « une augmentation spectaculaire du nombre d’arrestations et de détentions de travailleurs et de leurs représentants ». Les dix pires pays au monde sont l’Argentine, le Bélarus, l’Égypte, l’Équateur, l’Eswatini, le Myanmar, le Nigeria, le Panama, la Tunisie et la Turquie. Les mauvais traitements infligés au monde du travail ne sont cependant pas l’apanage de lointaines dictatures : « En Europe et sur le continent américain, les droits des travailleurs et des travailleuses subissent un recul alarmant. Les deux régions ont enregistré la pire note moyenne par pays depuis le premier indice en 2014. De plus, l’influence grandissante de l’extrême droite menace les travailleurs et les syndicats dans des pays comme l’Argentine et la France, deux des quatre pays dont le classement a baissé. » Le rapport porte sur 169 pays, parmi lesquels ne figure pas le Luxembourg. Mais quand la CSI écrit que « de moins en moins de gouvernements consultent les syndicats de bonne foi avant de modifier les législations du travail ou d’en adopter de nouvelles » cela correspond pleinement à la situation du grand-duché en 2025.

