L’organisation maritime internationale (OMI) a approuvé un accord pour taxer les émissions de gaz à effet de serre provenant du transport maritime mondial. Les nouvelles mesures, votées le 11 avril, ont pour objectif une réduction « à zéro des émissions nettes vers 2050 ». Elles introduisent deux dispositions principales : d’une part des seuils fixes pour les combustibles, dont les navires devront réduire l’intensité de carbone. D’autre part un mécanisme de tarification : les navires, dont les émissions dépassent les seuils seront pénalisés, informe l’OMI dans un communiqué de presse. Or, les limites d’émissions ne seront obligatoires que pour les navires d’une jauge supérieure à 5.000 tonnes brutes. Autre bémol : les navires pourront par ailleurs « compenser » leurs émissions trop hautes à travers l’achat « d’unités de réparation ». L’argent empoché par ces unités pourrait certes être investi dans des mesures d’adaptation dans des États touchés par la crise climatique, ainsi que dans la recherche et l’innovation technologique, précise l’organisation. Mais alors que les combustibles maritimes deviennent de plus en plus polluants, des organisations du secteur civil sous le groupe « Transport et Environnement » avertissent sur les conséquences du nouvel accord, qui encouragerait l’utilisation de carburants plus nocifs pour l’environnement : « En l’absence de règles strictes en matière de durabilité, les biocarburants nuisibles tels que l’huile de palme et l’huile de soja sont susceptibles de devenir l’option de choix, car ce sont les carburants les moins chers qui respectent les règles de l’OMI », a dénoncé le groupe. Mondialement, le secteur maritime est responsable d’environ 3 % des émissions annuelles. L’accord de l’OMI devrait entrer en vigueur en 2027.
Quality of Work Index : Le travail, c’est toujours pas la santé
Les conditions de travail se dégradent au fil des ans. C’est le constat dressé par la Chambre des salariés (CSL) dans l’édition 2025 du « Quality of Work Index Luxembourg ». L’insatisfaction au travail n’a jamais été aussi élevée depuis l’existence de cette étude qui, cette année, met l’accent sur le déficit en matière de formation continue.


