Festival
 : La machine tourne toujours

Cette fin de semaine sera chargée en groove, rythmes syncopés et autres jeux de jambes plus ou moins larvés. 15 groupes et ensembles, rassemblant pas moins de 70 musiciens de tous les horizons, de toutes les cultures, de toutes les obédiences se produiront dans le cadre du festival Like a Jazz Machine.

Carla Bley, la grande dame du jazz contemporain, sera de la partie ce vendredi.

Au programme, des formations dans un état d’esprit « back to the roots » et d’autres explorant les nouvelles tendances de la musique jazz contemporaine… ou les deux à la fois. Cela risque de rassembler très jeunes, jeunes et moins jeunes.

Par exemple, la compositrice du légendaire opéra jazz « Escalator over the Hill » Carla Bley et ses fidèles comparses Steve Swallow et Andy Sheppard feront sonner leur trio post-bop dès 20h ce vendredi. L’accord organique de leurs tessitures respectives tend à une perfection mélancolico-fantaisiste sub-basse de la plus belle veine. Le tout arrosé d’un humour musical hors du commun.

À 23h, Thomas de Pourquery & Supersonic, « mini big band » né en 2011, huileront la machine à jazz de leur humour savant extrêmement communicatif (Pourquery se commet entre autres dans un duo aux crânes dégarnis nommé « Chauve Power »). Pas moins de six sur scène, les musiciens se partagent habituellement le micro à tour de rôle, en symbiose. Des sonorités electro-pop ne sont pas à exclure du tout, de même qu’une nouvelle paire de chaussons de danse à la suite de ce tour de force. Chapeau aux organisateurs d’avoir réuni ces deux formations dans la même soirée.

Samedi 27 mai, Dock in Absolute, trio luxembourgeois aux influences dance, pop et classique proposera son approche non conventionnelle de la musique jazz « dans la meilleure tradition romantique européenne ». Le bassiste David Kintziger n’hésite pas à user d’effets détonants, explosant les limites de son instrument et celles de nos perceptions sensorielles.

Nik Bärtsch’s Mobile Extended prendra le contrôle de la scène vers 21h30. Pas moins de 10 musiciens officient au sein de cet ensemble impressionnant. Leur musique est un melting-pot de jazz, funk, musique nouvelle et traditionnelle, voire sacrée (!). Un tel mélange se révèle de fait à tendance fortement hypnotique.

Plus tard le même jour, le quartet electro-jazz d’Erik Truffaz truffé de Fender Rhodes élargira la notion de swing pour tous. Le savant mélange des timbres de trompette, basse et piano soutenus par une batterie métronomique à réveiller les morts enchantera la nuit : le concert est annoncé à 23h.

Quentin Dujardin, magique guitariste belge attaché à son patrimoine (de Petit-Modave à Jakarta) sera de la partie le dimanche, accompagné de quelques coreligionnaires : l’hypersympathique batteur Manu Katché, le pianiste Ivan Paduart, Theo De Jong à la basse électrique et Bert Joris au bugle. Un quintette franco-belge du monde en quelque sorte.

Une captation live des prestations est prévue par Arte Concert si vous êtes alité ce jour-là, et si vous ne l’êtes pas, ce sera l’occasion de faire enregistrer vos applaudissements par une chaîne de télévision à la réputation internationale.

Du 25 au 28 mai. Programmation complète : www.jazzmachine.lu

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