Fonds monétaire international : Gramegna ne lit pas (bien) le woxx

Il y a quelques semaines notre hebdomadaire publiait un article sur une étude annoncée du Fonds monétaire international (FMI), mettant en cause le grand-duché. À une question parlementaire sur lemême sujet, le ministre se retranche derrière ses éléments de langage, tout en nous assimilant à des « fake news ». 

(© Mfi)

Le 12 septembre dernier, dans l’édition imprimée du woxx paraissait l’article « Fonds monétaire international : Toujours l’étoile de la mort », dans lequel nous faisions référence à une étude à paraître sur le site du FMI, concoctée par trois chercheurs, dont deux travaillent pour le fonds. Ces derniers avaient publié un article préliminaire sur leur sujet : « The Rise of Phantom Investments », où le Luxembourg entre en ligne de mire à cause de la masse d’investissements (4 billions de dollars) qui ne peut pas correspondre à son poids économique réel. En d’autres mots, la majorité de cet argent serait dans des coquilles vides, servant uniquement à l’optimisation fiscale des multinationales. 

Nous avions demandé l’avis du ministère des Finances à ce sujet, qui nous avait répondu en mettant en avant le fait que l’étude n’était pas encore publiée et qu’elle ne sortait pas directement du FMI, parce que ce dernier remarquait en bas de l’article que les auteurs étaient libres de leurs opinions, qui ne reflétaient pas forcément les siennes. Le collectif Tax Justice Lëtzebuerg avait aussi pris position dans notre article. 

Dans une question au ministre des Finances, le député socialiste Mars Di Bartolomeo voulait savoir ce que le ministre répondait aux allégations faites contre le Luxembourg. La réponse est plutôt acerbe : « Contrairement à ce qui a été rapporté dans certains articles de presse, aucune étude correspondante n’a encore été publiée », commence-t-elle, avant de réitérer les réponses déjà citées dans notre article. Article qui pourtant n’a jamais prétendu que cette étude était déjà publique. Une façon de dénigrer et de saper la crédibilité de la presse critique serait-elle à la source d’un tel vocabulaire ? On le saura quand l’étude sera publiée…


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