Sans le secteur financier, le Luxembourg ne serait certainement pas le pays de cocagne qu’il peut se permettre d’être. Pourtant, quand il s’agit de savoir combien ce secteur – qui représente selon les points de vue entre 30 et 40 pour cent du PIB – pèse exactement, il est très difficile d’en savoir plus. C’est ce qu’on peut déduire de l’historique de deux questions parlementaires posées par l’ancien numéro un du CSV Claude Wiseler au ministre des Finances Pierre Gramegna. On commence en février 2018, quand le député demande au ministre où en est l’« étude d’impact relative à l’importance du secteur pour notre économie », commandée par le ministère deux ans plus tôt, en 2016 donc. À l’époque, le ministère avait répondu que cette étude était encore en cours de finalisation. En décembre 2018, Wiseler repose sa question et demande si l’étude sera fournie aux député-e-s. Et c’est rebelote : celle-ci n’est toujours pas finalisée, « au regard notamment de la granularité des données statistiques disponibles ». Par contre, Gramegna ne donne aucune réponse quant à sa mise à disposition des parlementaires… si un jour elle est finalisée. Peut-être une occasion de tester la nouvelle législation sur l’accès aux documents? administratifs ?
Droits humains : Le fonds souverain norvégien lâche Socfin
Après le fonds de pension suisse BVK, le fonds souverain norvégien se désengage de ses investissements dans Bolloré. En cause, les atteintes présumées aux droits humains liées aux activités de la multinationale luxembourgeoise Socfin, dont le financier français contrôle un tiers des parts. Le fonds souverain norvégien a annoncé le 26 février...

