La littérature luxembourgeoise se met en ligne

von | 23.03.2020

Des bouquins livrés à la maison, des lectures en ligne et des chants participatifs : trois initiatives essaient de profiter du confinement pour que le public ne puisse plus leur échapper.

(http://www.the-athenaeum.org/art/full.php?ID=7628)

Admettons-le : le « social distancing », qui nous gouvernera au moins jusqu’à la fin de la pandémie du coronavirus, n’a jamais été problématique pour qui connaît les soirées de lecture de littérature luxembourgeoise. Sauf pour quelques soirées extrêmement réussies et les distributions de prix littéraires, presque impossible de choper un virus dans ces circonstances. Et le cercle restreint qui se rend toujours à ces soirées est tellement identifiable que, si le virus y avait trouvé son origine – qui sait si les auteur-e-s luxembourgeois-e-s ne bouffent pas des pangolins en live pour attirer plus de public ? –, le nid de l’infection aurait vite pu être séparé du reste de la population.

Mais avec le confinement, la situation a changé. Les gens, désormais enfermés, sont carrément forcés d’augmenter leur consommation culturelle, et les défenseurs de la littérature luxembourgeoise le savent. Le premier à dégainer son colt a été le critique littéraire Jérôme Jaminet, connu pour ses multiples émissions littéraires, ses spots de critiques dans des médias nationaux et internationaux et ses participations dans les jurys de prix littéraires. Après avoir offert de livrer des bouquins à la maison des personnes intéressées, son initiative « LiteraturLiwwererOnline » est désormais totalement virtualisée et offre des lectures d’auteur-e-s luxembourgeois-e-s, avec en premier jet un clip du dernier lauréat de la catégorie jeunes du Concours littéraire national, Antoine Pohu, qui lit des extraits de son roman primé, « La quête », à paraître bientôt aux éditions Op der Lay. Le tout a lieu sur une chaîne YouTube créée pour l’occasion.

Mais le Centre national de littérature, n’est pas en reste. L’établissement public, qui a aussi dû fermer ses portes récemment, a promptement activé une chaîne YouTube le 18 mars, où l’on peut depuis écouter et voir deux auteur-e-s luxembourgeois-e-s (Christiane Kremer et Guy Helminger) lire de courts extraits de leurs livres pour enfants. Rappelons dans ce contexte que l’auteur Roland Meyer s’est livré aussi à cet exercice avec de la littérature jeunesse dans le cadre du « Live aus der Stuff » lancé par Maskénada et Serge Tonnar. En plus, la radio 100,7 vient de lancer sa « Klassesall » virtuelle et quotidienne, avec maintes interventions pour les plus jeunes.

Finalement, pour celles et ceux qui préfèrent une approche plus musicale et qui aiment chanter, l’Inecc (Institut européen de chant choral) Luxembourg propose, sur sa page Facebook, une chanson luxembourgeoise en mode « sing along », avec la transcription musicale en vidéo pour les professionnel-le-s, par jour.

Donc, cette fois, aucune excuse pour échapper à la littérature luxembourgeoise et aux artistes et auteur-e-s. Allez-y, et vous ne pourrez que ressortir moins con-ne-s du confinement !

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