En 2025, 1.981 personnes ont trouvé la mort dans 1.348 attaques contre des installations médicales dans des conflits. Un niveau record et un doublement du nombre de victimes par rapport à 2024, s’alarme Médecins sans frontières (MSF), sur la base de chiffres de l’Organisation mondiale de la santé. Le Soudan est le pays le plus touché, avec 1.620 personnes tuées, suivi du Myanmar (148), de la Palestine (125), de la Syrie (41) et de l’Ukraine (19), rapporte l’ONG dans un rapport intitulé « Medical Care in the Crosshairs. The attack on humanity ». Pour MSF, ce bilan s’explique par un mépris grandissant « des parties belligérantes, y compris les États, pour leur obligation de protéger les établissements, le personnel, les patients et les véhicules médicaux ». Huit attaques sur dix sont le fait de troupes gouvernementales. MSF dénonce un changement de discours, « passant de la notion d’attaques par erreur à une justification selon laquelle les structures médicales et le personnel humanitaire auraient perdu leur protection au regard du droit international humanitaire ». Selon l’ONG, « la charge de la responsabilité a changé : au lieu que les centres médicaux soient considérés automatiquement comme civils et donc protégés, ce sont désormais les communautés et les établissements de santé qui doivent démontrer qu’ils ne sont pas des cibles militaires ».
Littérature : Méfiez-vous des gens qui ne doutent pas !
Dans son premier roman, Enfanter une étoile qui danse, Amélie Vrla pose un regard singulier sur l’expérience de grossesse.

